Mont Nimba: L’OIPR intensifie ses efforts pour sortir la réserve de la liste du patrimoine mondial en péril

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A Danané, le comité de gestion local, (CGL), de la Réserve naturelle intégrale du Mont Nimba a tenu, jeudi 30 juillet, sa deuxième session ordinaire 2026, dans la salle de réunion du secteur Nimba de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR). Sous la présidence du préfet du département, Ahoutou N’Guessan Vincent, la rencontre a permis de dresser le bilan du deuxième trimestre, d’évaluer les activités de surveillance, de présenter le nouveau mécanisme des microprojets destinés aux communautés riveraines, et de réaffirmer l’engagement collectif en faveur de la préservation de ce patrimoine mondial.

Dès l’ouverture des travaux, le colonel Gonto Gbassaha, conseiller technique représentant le directeur général de l’OIPR, a salué la forte mobilisation des membres du comité et des représentants des communautés riveraines. Il a souhaité que cette deuxième session débouche sur des recommandations concrètes pour renforcer la gestion participative de la réserve. « J’espère que cette session sera aussi constructive dans les débats que dans les propositions qui seront faites pour appuyer nos équipes de gestion de la réserve naturelle intégrale », a-t-il déclaré, précisant que le directeur général de l’OIPR se trouvait alors en Corée du Sud, où il prenait part à la 48ᵉ session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO.

En ouvrant officiellement les travaux, le préfet de Danané et président du CGL, Ahoutou N’Guessan Vincent, a rappelé que cette session s’inscrivait dans la continuité du Programme Filières Agricoles Durables (FADCI), financé par le deuxième Contrat de Désendettement et de Développement (C2D), qui prolonge les acquis du projet CORENA. Il a présenté cette rencontre comme « un important cadre de consultation, de suivi et d’évaluation de nos actions communes », permettant d’examiner le bilan des activités et les opérations de surveillance du premier semestre, mais aussi de se projeter sur le troisième trimestre. Le préfet s’est par ailleurs félicité de la présentation du nouveau mécanisme de mise en œuvre des microprojets, y voyant « un levier essentiel pour renforcer l’adhésion des communautés locales aux objectifs de conservation », tout en améliorant durablement leurs conditions de vie.

L’un des temps forts de la rencontre a porté sur la situation de la réserve, toujours inscrite sur la liste du patrimoine mondial en péril. Représentant le directeur de la Zone Ouest de l’OIPR, le docteur-colonel Assui Wa Kassi N’Guessan Dawy a tenu à rassurer les participants : « Il ne faut pas être trop pessimiste. L’UNESCO et l’UICN ont reconnu les efforts qui ont été faits. » Il a néanmoins expliqué que les principaux obstacles à la sortie de la réserve de cette liste se situent du côté guinéen, en lien avec les activités minières. « Les éléments les plus importants qui font que nous sommes encore sur la liste en péril concernent véritablement nos homologues de Guinée, notamment les permis d’exploitation minière et les études d’impact environnemental », a-t-il précisé, ajoutant que la Côte d’Ivoire poursuit l’harmonisation de ses plans de surveillance et de suivi écologique avec son voisin.

Kindo Ousseny

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