À Duékoué, la traque contre l’insécurité urbaine s’intensifie. Vendredi 27 février 2026, aux environs de 19 heures, une patrouille de sécurisation du commissariat a mis la main sur un individu en flagrant délit de vol par effraction au quartier Madinani. L’opération, ordonnée par le commissaire Ouattara Yssouf, chef de service du commissariat de Duékoué, faisait suite à plusieurs signalements de vols dans cette zone jugée criminogène.

Selon les informations recueillies, l’individu interpellé venait de s’introduire dans une maison de deux pièces appartenant à Dosso Abdoulaye, 32 ans, professeur d’éducation physique et sportive à la Direction régionale du sport. Après avoir fracturé la fenêtre de la chambre, le suspect s’est emparé d’un téléphone portable et de la somme de 20 000 francs CFA. Il tentait ensuite de prendre la fuite en escaladant la clôture lorsque la patrouille, en manœuvre dans les environs, l’a intercepté.
« Nous avons décidé d’aseptiser les zones criminogènes et de rassurer davantage les populations. Il n’y aura aucun répit pour les délinquants », a déclaré avec fermeté le commissaire Ouattara Yssouf. Le chef de service précise que cette interpellation est le résultat d’une stratégie de présence renforcée sur le terrain. « Quand nous recevons des plaintes répétées dans un quartier, nous adaptons immédiatement notre dispositif. La sécurité des habitants de Duékoué n’est pas négociable », a-t-il martelé.

Le mis en cause, identifié comme Z S, âgé de 30 ans, sans emploi et domicilié au quartier Petit Duékoué, a reconnu les faits lors de son interrogatoire. Au moment de son arrestation, il était effectivement en possession du téléphone portable et de la somme de 20 000 francs CFA dérobés au domicile de la victime. Célibataire et père d’un enfant, il a été conduit au commissariat pour les nécessités de l’enquête.
Le commissaire Ouattara Yssouf insiste sur la portée dissuasive de ces opérations. « Chaque arrestation en flagrant délit est un message clair : Duékoué n’est pas un terrain favorable aux malfaiteurs. Nos patrouilles sont dynamiques et imprévisibles. Nous frappons là où on ne nous attend pas », a-t-il affirmé. Il invite par ailleurs les populations à collaborer davantage avec les forces de l’ordre en signalant tout comportement suspect.

Sur instructions du Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Guiglo, saisi du dossier, le suspect a été placé en garde à vue à la chambre de sûreté du commissariat pour la suite de la procédure. La victime a été invitée à formaliser sa plainte. À Madinani, cette interpellation redonne un souffle de confiance aux riverains, désormais rassurés par la présence accrue des forces de police et la détermination affichée de leur chef à faire reculer la délinquance.
Kindo Ousseny
![]()







