À la grande gare de Duékoué, la rencontre mensuelle du Comité consultatif d’éthique (CCE) a rassemblé, le lundi 09 février 2026, syndicats, transporteurs et chauffeurs de taxis communaux autour des enjeux de sécurité routière. Présidée par le Commissaire de Police de Première Classe Ouattara Issouf, chef de service du commissariat de Duékoué, la séance s’est tenue de 16 heures à 18 heures 30 minutes dans une ambiance d’échanges directs. « Nous sommes ici pour dialoguer et prévenir, afin que chacun comprenne sa responsabilité dans la protection des usagers », a indiqué le commissaire en ouverture.

Près d’une centaine de participants ont pris part à cette assise, notamment les Forces de défense et de sécurité, le chef du centre ONPC de Duékoué et ses collaborateurs, le président de la Commission régionale des droits de l’homme du Guémon ainsi que les acteurs du transport urbain. Pour ces derniers, cette tribune d’échanges constitue une opportunité de mieux cerner les attentes des autorités. « Ces rencontres nous permettent d’exprimer nos difficultés tout en recevant des orientations utiles », a confié un responsable syndical de taxis communaux.
Les discussions ont d’abord porté sur la régularité des documents de conduite. Le commissaire Ouattara Issouf a rappelé que « circuler avec des papiers en règle est une obligation légale et un signe de professionnalisme ». Les participants ont également été sensibilisés au respect de la signalisation routière, souvent négligée selon les forces de sécurité. « Un simple arrêt non respecté peut coûter des vies », a insisté un agent présent, appelant les conducteurs à plus de vigilance dans la circulation quotidienne.

L’état mécanique des véhicules a constitué un autre point central des échanges. Les autorités ont exhorté les chauffeurs à effectuer des contrôles techniques réguliers pour limiter les risques d’accidents. « Un véhicule mal entretenu est un danger roulant », a prévenu le représentant de l’ONPC, tout en encourageant les professionnels du transport à adopter des pratiques responsables pour garantir la sécurité des passagers.
La lutte contre la consommation d’alcool et de stupéfiants au volant a également été abordée avec fermeté. « Zéro tolérance pour les conducteurs sous influence », a martelé le chef du commissariat, rappelant les sanctions encourues. Les dangers liés aux parades motorisées et à l’utilisation du gaz butane comme carburant ont suscité de nombreuses réactions. « Ces pratiques exposent non seulement les chauffeurs, mais aussi toute la population », a souligné le président régional des droits de l’homme du Guémon.

À l’issue de la rencontre, les participants ont salué la qualité des échanges et se sont engagés à relayer les messages de sensibilisation auprès de leurs collègues. « Nous repartons mieux informés et conscients des enjeux », a déclaré un chauffeur de taxi. Pour les autorités sécuritaires, ces séances du CCE s’inscrivent dans une démarche de prévention durable visant à instaurer à Duékoué une culture de responsabilité partagée et un transport urbain plus sûr.
Kindo Ousseny
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