Biankouma: Le Tonkpi unit derrière Vagondo Diomande

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Biankouma, ancien village, a vibré, samedi 14 février 2026, au rythme d’un grand rassemblement populaire. Sur la place publique, au pied du mont qui domine la cité, cadres, chefs traditionnels, élus, guides religieux et populations du Tonkpi ont répondu à l’appel. Au-delà d’un simple meeting, la rencontre a pris les allures d’un moment de vérité, de recadrage et d’engagement collectif autour du Général Vagondo Diomandé, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité.

Dès sa prise de parole, le ministre a surpris par un ton empreint d’humilité. S’adressant à la chefferie et aux notabilités présentes, il a tenu à demander pardon pour les écarts commis par certains jeunes lors d’un précédent rassemblement. « Majesté, ils ne savent pas ce qu’ils font », a-t-il répété, avant de solliciter le pardon au nom de ses aînés. Un geste fort, salué par l’assistance, qui a marqué sa volonté d’assumer désormais pleinement son rôle de « grand frère » garant du respect des traditions et de l’autorité coutumière.

Pour le ministre, il ne sera plus toléré aucun manquement vis-à-vis des us et coutumes. « Biankouma vous appartient. Le Tonkpi vous appartient. Et puisque vous nous appartenez, il ne nous revient pas de vous manquer de respect », a-t-il lancé, sous les applaudissements. Dans un contexte qu’il a qualifié de « responsabilité immense » pour la région, il a rappelé que le ministère qu’il dirige est un portefeuille régalien, au cœur de la souveraineté nationale, car « sans sécurité, rien ne prospère ».

L’occasion était aussi celle de la reconnaissance envers Alassane Ouattara. À plusieurs reprises, le ministre a invité les populations à prier et bénir le chef de l’État pour « l’honneur fait au Tonkpi » et les actions entreprises en faveur de la région. Il a insisté sur l’union, la fraternité et la solidarité comme socles du développement, affirmant que « le Tonkpi n’est pas faible » dès lors qu’il demeure uni derrière les institutions de la République.

Dans une motion lue par Edwige Diety au nom des populations, le Tonkpi a réaffirmé son « soutien indéfectible » au Président de la République. Elle a salué sa vision et les transformations infrastructurelles observées dans les localités, soulignant que « l’espérance renaît dans tous les cœurs ». Les populations ont renouvelé leur loyauté et leur engagement à accompagner la marche du pays vers « un avenir encore plus radieux ».

Invité à prendre la parole, le ministre Anoblé Félix, député de San-Pedro, a usé d’une métaphore évocatrice. Comparant le Tonkpi à un grand arbre aux racines profondes, il a présenté le ministre comme « la nouvelle branche » appelée à porter des fruits. Mais, a-t-il averti, un arbre a besoin de terre, d’eau et de soleil : « Cette terre, c’est vous. Cette eau, c’est votre soutien. Ce soleil, c’est votre mobilisation ». Un appel clair à l’unité et à la discipline des cadres.

Le maire Maninga Gba Jean Jacques a, pour sa part, mis en exergue la forte mobilisation venue des cinq départements du Tonkpi et au-delà. Saluant la présence de délégations du Cavally, du Guémon, du Bafing et même d’autres régions du pays, il a insisté sur « l’acceptation de la différence » entre élus de diverses sensibilités. « Regardons-nous comme des frères et des sœurs », a-t-il exhorté, convaincu que l’écho de cette union parviendrait jusqu’au sommet de l’État.

Enfin, Boumi Georges, président de la Confédération des mutuelles des cinq départements du Tonkpi, a rappelé les actions sociales engagées depuis 2022, notamment la distribution de milliers de kits aux enfants vulnérables et la promotion de cadres locaux. Il a annoncé l’élaboration prochaine d’un livre blanc pour le développement régional, destiné à servir de matrice d’actions à court, moyen et long terme. À Biankouma, le message a été clair : au-delà des discours, c’est un engagement collectif qui s’est noué, celui d’un Tonkpi rassemblé, déterminé à conjuguer tradition, loyauté institutionnelle et ambition de développement.

Kindo Ousseny

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