
Du 24 au 26 décembre 2024, les villages de Madialo, Sorotona et Dangrézo, situés à la périphérie du Parc National du Mont Sangbé (PNMS), ont accueilli des sessions de formation organisées par l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR). Ces formations, sous la direction du Capitaine Sinayoko Yaya, Responsable des Mesures Riveraines à la Direction de la Zone Ouest (DZO), visent à sensibiliser les communautés locales sur l’importance de s’organiser en Associations Villageoises de Conservation et de Développement (AVCD) pour contribuer à la préservation du parc.

Le Capitaine Sinayoko Yaya, chef de mission, a souligné l’enjeu crucial de cette démarche : « Ces formations traduisent notre volonté de responsabiliser les communautés locales. Il ne s’agit pas seulement de protéger le parc, mais aussi de montrer aux populations que leur implication dans les AVCD peut être un tremplin vers un développement durable. Les projets communautaires issus de ces associations permettront de générer des revenus tout en préservant notre biodiversité. » Pour lui, cet équilibre entre conservation et développement constitue le socle d’une gestion durable du parc.
Les formations ont couvert des thématiques essentielles comme la gestion durable des ressources naturelles, la conservation de la biodiversité, et la participation communautaire au développement local. Selon le Capitaine Kouassi Kouakou Guillaume Hubert, Chef du Secteur Sangbé 2, « il est essentiel que les populations locales soient formées pour jouer un rôle actif dans la préservation du parc, car leur implication est la clé d’une gestion durable. » Le Lieutenant Koffi Yves Constant a ajouté que cette approche participative offre aux communautés riveraines des opportunités de développement tout en protégeant leur environnement.

Ces rencontres ont suscité un engouement notable parmi les participants. Diomandé Mamadou, président des jeunes de Madialo, s’est exprimé avec enthousiasme : « Ces formations nous permettent de mieux comprendre notre rôle dans la conservation du parc et d’acquérir des compétences pour réaliser des projets de développement local. » Les chefs des villages visités ont également salué l’approche inclusive de l’OIPR. Selon eux, l’implication directe des populations dans la gestion des ressources naturelles renforce leur sentiment d’appartenance à ce patrimoine commun.
En conclusion, le Capitaine Sinayoko Yaya a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de gestion des aires protégées. « En renforçant les capacités des AVCD, nous assurons non seulement la conservation du PNMS, mais aussi le bien-être des communautés riveraines, » a-t-il affirmé. Ces sessions marquent une étape importante dans le renforcement des liens entre l’OIPR et les populations locales.
Kindo Ousseny
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