Du 9 au 12 novembre 2025, la Direction de Zone Ouest de l’OIPR a réuni à Duékoué vingt-quatre agents venus des secteurs Péko, Nimba, Sangbé 1 et 2 ainsi que des services de la Direction de zone, pour une formation intensive sur le Code d’éthique et de conduite professionnelle et l’utilisation du GPS Garmin Inreach. Entre exposés théoriques et exercices pratiques, l’objectif était clair : renforcer la discipline, l’intégrité et l’efficacité opérationnelle dans la surveillance du Parc national du Mont Péko et des autres aires protégées de l’ouest.

En ouvrant les travaux à l’hôtel Sénévé, le colonel Assui Wa Kassi N’Guessan Dawy, chargé d’étude à la Direction de Zone Ouest, a planté le décor au nom du Directeur de zone. « Nous ne pouvons protéger durablement nos aires protégées si nous ne protégeons pas d’abord l’éthique qui encadre notre métier », a-t-il lancé, avant d’expliquer les grands axes du Code d’éthique du projet PIF2, exigé par la Banque mondiale. Il a insisté sur la nécessité « d’établir une culture d’intégrité professionnelle où chaque agent se sait responsable de ses actes ».
Revenant sur les risques encourus en cas de manquement, le colonel Assui a été clair : « Le non-respect du Code expose l’agent à des sanctions, mais surtout, il affaiblit la crédibilité de toute l’institution. » Il a également rappelé que des mécanismes de recours existent à travers de comités de plaintes pour dénoncer toute mauvaise conduite, notamment via téléphone, SMS ou courriel. Les participants ont profité de cette première session pour partager leurs expériences de terrain, témoignant parfois de situations délicates où l’éthique s’avère déterminante.
Le deuxième module de la séance théorique de ce renforcement de capacité a été consacré à l’introduction d’outils technologique innovants dans la surveillance, avec le commandant Gondo Patrice, coordonnateur de la Brigade mobile. Présentant le GPS Garmin Inreach, il a souligné son importance capitale dans les opérations de surveillance. « C’est un appareil de communication avec une technologie avancée, capable de suivre les patrouilles en temps réel, d’envoyer des messages d’urgence dans les zones non couverte par le réseau GSM. Pour nous, c’est un véritable outil de survie», a-t-il souligné

Soutenu par le lieutenant-colonel Beda Ange Alex, chef du service Suivi-écologique et SIG, il a relevé les limites des anciens GPS. Le LCL Beda a complété les explications : « Avant toute utilisation, il faut créer un compte Garmin Explore et activer un abonnement satellitaire. Sans cela, la fonction SOS ne s’active pas. » Il a également recommandé une gestion rationnelle des messages disponibles. « Pour une mission de dix jours, un seul SMS suffit. Nous devons éviter les gaspillages », a-t-il expliqué.
La formation s’est poursuivie au secteur Péko avec une séquence pratique très attendue : le pilotage du drone Entreprise Mavic 3. Sous la conduite du Sous-Lieutenant Bomisso Dali Hervé, chef d’équipe à la Brigade mobile, les participants ont pu observer une démonstration complète. « Le drone est aujourd’hui un outil indispensable pour la surveillance aérienne et le repérage des menaces », a expliqué le SLTN Bomisso après avoir assemblé l’appareil devant les agents.
Appuyé par le commandant Gondo et le LCL Beda, il a insisté sur le respect strict des réglementations relatives aux aéronefs télépilotés. « Le pilotage doit se faire dans le cadre légal prévu par la RACI 3009. Rien ne doit être improvisé », a-t-il rappelé, avant de procéder à un vol d’essai très suivi.
Après quatre jours d’échanges, d’apprentissage et de démonstrations techniques, les participants sont repartis mieux armés pour accomplir leur mission. « Nous avons gagné en discipline, en technologie et en confiance », a résumé le capitaine Lago Marien Josée Arcady, officier chargé du contentieux à la direction de zone ouest, satisfait de la qualité de l’encadrement.
Cette session marque ainsi une étape importante dans le renforcement des capacités au sein de la Direction de Zone Ouest, qui vise une surveillance plus efficace et une conservation plus rigoureuse du Parc national du Mont Péko.
Kindo Ousseny
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