Sous un soleil radieux, la place publique de Fagnampleu, dans la région du Tonkpi, a vibré au rythme des tambours et des chants traditionnels, le samedi 07 février 2026. Parents, cadres, chefs coutumiers et invités venus des quatre coins du canton Souin et de la région du Guémon se sont mobilisés pour assister à l’investiture du nouveau président de la Mutuelle de développement de Fagnampleu (Mudefa). Au cœur de cette cérémonie haute en couleur : un message fort d’union et de modernisation porté par Gui Hubert.

Fraîchement investi à la tête de la Mudefa, Gui Hubert n’a pas caché ses ambitions pour son village. Face à une foule attentive et enthousiaste, il a affiché sa volonté de faire entrer Fagnampleu dans une nouvelle ère de développement. Mais pour lui, cette modernisation ne saurait se faire sans la contribution de toutes les filles et de tous les fils du village, où qu’ils se trouvent.
« J’irai à la rencontre de toutes les filles et fils de Fagnampleu, surtout ceux qui, pour certaines raisons, ne viennent plus au village, pour les exhorter à venir contribuer au développement de notre village », a-t-il déclaré avec conviction. Pour le nouveau président, l’heure est au rassemblement. Il s’agira, selon ses termes, de « se mettre ensemble » afin de concrétiser des projets structurants, au bénéfice des générations présentes et futures.
Parmi les priorités annoncées figurent la construction de la sous-préfecture du village et l’édification d’un bâtiment de six classes pour le groupe scolaire de Fagnampleu. Gui Hubert nourrit également l’ambition de bâtir une cité des cadres, symbole d’un village organisé et tourné vers l’avenir. À cela s’ajoute la valorisation de la culture Dan, riche de traditions et de potentialités encore peu exploitées. « Voilà pourquoi nous appelons tous les enfants de ce village à l’union et à l’entente, pour que tous ces projets soient possibles », a-t-il insisté.

La cérémonie a enregistré la présence remarquée de nombreuses personnalités, dont Kouamé Yokoli Vincent Zao, sous-préfet central de Man, venu présider l’activité. Dans son allocution, l’autorité administrative a prodigué de sages conseils au nouveau président de la Mudefa. Il l’a invité à demeurer un rassembleur et à maintenir le cap de la cohésion sociale.
« Le message de Gui Hubert n’a rien de politique. Bien au contraire, il invite chacun des cadres de Fagnampleu à contribuer au développement de ce village », a souligné le sous-préfet. Selon lui, les projets évoqués – qu’il s’agisse du bâtiment de six classes, de la cité des cadres ou de la valorisation de la culture Dan – constituent une véritable invitation à l’union sacrée pour un développement harmonieux. S’adressant au chef du village, au président des jeunes et à la présidente des femmes, il a insisté : « L’appel du président de votre mutuelle doit être entendu. C’est vous qui ferez en sorte que tout ce qu’il ambitionne devienne réalité. »
Kouamé Yokoli Vincent Zao s’est par ailleurs félicité de la bonne ambiance qui a prévalu tout au long de la cérémonie. Il a salué la mobilisation des cadres du canton Souin, la forte présence du peuple Wê venu de la région du Guémon, ainsi que celle d’autres communautés amies. Pour lui, cette diversité et cette fraternité constituent déjà un signe encourageant pour l’avenir de Fagnampleu.
Au terme de l’investiture du deuxième président de la Mudefa, un repas fraternel a été offert à l’ensemble des invités. La fête s’est poursuivie tard dans la nuit, au rythme des danses traditionnelles et des prestations d’artistes locaux. Dans les regards et les conversations, un même espoir transparaissait : celui de voir Fagnampleu se transformer, porté par l’union de ses filles et fils, autour d’une vision partagée de progrès et de solidarité.
Kindo Ousseny avec la contribution de Christian BIH
![]()







