Tonkpi: Vagondo Diomande unit musulmans et chrétiens autour du partage

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Les vendredi 27 et samedi 28 février 2026, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général de corps d’armée Vagondo Diomandé, a initié de grandes rencontres de rupture collective de jeûne à Man et à Biankouma. Dans un contexte marqué par la coïncidence du Ramadan musulman et du Carême chrétien, l’initiative a rassemblé des milliers de fidèles venus partager un moment de prière, de fraternité et de solidarité. Une occasion pour le premier flic ivoirien de faire des geste fort en faveur des communautés.

Pour la circonstance, d’immenses chapiteaux d’une capacité de plus de 1 000 places ont été dressés dans les deux localités afin d’accueillir les invités fortement mobilisés. Autorités administratives, guides religieux, élus locaux, jeunes et femmes ont répondu présents, traduisant l’intérêt suscité par cette action placée sous le sceau du vivre-ensemble.

À Man, c’est le maire qui, au nom de Monsieur et Madame Vagondo, a souhaité la bienvenue aux convives. Il a rappelé « l’amour du ministre pour ses frères et sœurs de la région » et salué « cette rencontre fraternelle en ce mois béni de Ramadan et en cette période de Carême ». Invitant les fidèles à la prière de Maghrib avant le partage du repas, il a souligné que « c’est le Seigneur qui veille sur nous et qui a permis cette rencontre ».

Prenant la parole, le ministre a insisté sur la portée symbolique de l’initiative. « L’objectif réside dans le mot partage », a-t-il déclaré. « Au cours de ce mois de jeûne, qui est un mois de pénitence, mais aussi un mois de tolérance et de fraternité, nous avons voulu nous retrouver autour d’un repas. » Il a exhorté l’assemblée à s’associer en prière « pour la Côte d’Ivoire, pour la paix » et pour le président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara, afin que le pays « continue de vivre en paix ».

Dans un esprit d’inclusion, le ministre a lancé : « Il y a le Dieu de Maoka, le Dieu des Yakouba, le Dieu des Sénoufo… Nous devons tous nous associer en prière. » Pour lui, « c’est la tolérance qui permet de construire une grande nation ». Avant de conclure par des remerciements appuyés, il a souhaité « un bon retour dans vos domiciles respectifs, sous la bénédiction du Très-Haut ».

Au-delà du repas partagé, chaque invité est reparti avec un kit alimentaire composé notamment de lait, de sucre, de pâtes alimentaires et de riz. D’autres ont bénéficié de kits de prière : tapis, chapelets et exemplaires du Saint Coran pour les fidèles musulmans, Bibles pour les chrétiens. Un geste salué comme un soutien concret en cette période d’effort spirituel.

À Biankouma, l’émotion était palpable. Porte-parole des guides religieux, l’imam Mohamed Sanogo a exprimé une gratitude débordante. « Merci infini, monsieur le ministre », a-t-il lancé, confiant avoir eu l’impression, en découvrant le décor, « d’être à Abidjan ». Il a rappelé que le Ramadan est un mois où « les mérites sont énormes » et prié pour que Dieu accorde au ministre « récompenses, santé et longévité ».

Le clou de l’étape de Biankouma a été l’annonce du don de deux véhicules 4×4 : l’un à l’imam principal et doyen des guides religieux, l’autre au chef central de la ville, pour faciliter leur mobilité. « En donnant au grand imam, c’est à toute la population que vous avez donné », a soutenu l’imam Sanogo, avant d’offrir au ministre une « voiture spirituelle » symbolique, faite de succès, de courage, de prospérité et de pardon. Deux jours durant, à Man comme à Biankouma, le message est resté le même : la foi se nourrit de partage, et la paix se construit dans la fraternité.

Kindo Ousseny

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