La préservation du Parc national du Mont Sangbé (PNMS) passe aussi par l’implication des communautés riveraines. C’est dans cette dynamique qu’une équipe du Secteur Sangbé 2 de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), conduite par son chef de secteur, le capitaine Guillaume Kouakou, s’est rendue le samedi 3 octobre 2026 à Dangrézo, dans la sous-préfecture de Sifié.

La rencontre a réuni plusieurs leaders d’opinion de la localité autour de deux principales préoccupations : le « Prix vert » et les modalités d’organisation de la Journée socioculturelle 2026 du PNMS. Une démarche qui vise, selon les responsables de l’OIPR, à favoriser une meilleure appropriation des actions de conservation par les populations riveraines.
Au cours des échanges, l’équipe du Secteur Sangbé 2 a présenté les contours du « Prix vert », initiative destinée à encourager et à valoriser les efforts des communautés en faveur de la protection de l’environnement et des ressources naturelles. Les leaders d’opinion ont été invités à jouer pleinement leur rôle de relais auprès des populations afin de favoriser leur adhésion aux actions de conservation.
La question de la Journée socioculturelle 2026 du PNMS a également occupé une place importante dans les discussions. Les participants ont échangé sur les possibilités et les modalités pratiques d’organisation de cette activité, conçue comme un cadre de rapprochement entre les gestionnaires du parc et les communautés riveraines.
Pour le capitaine Guillaume Kouakou, cette démarche répond à une nécessité : « La conservation du parc ne peut pas être l’affaire de l’OIPR seul. Elle doit également impliquer les communautés riveraines, qui sont nos premiers partenaires sur le terrain », a-t-il souligné.

Au-delà des aspects liés à l’organisation des activités, la mission a été l’occasion de rappeler les nombreux services rendus par les aires protégées aux populations. Protection des ressources en eau, maintien de la biodiversité, régulation du climat, préservation des sols et contribution au développement local figurent parmi les bénéfices évoqués au cours des échanges.
Le chef du Secteur Sangbé 2 a ainsi insisté sur la nécessité de considérer le PNMS non pas comme un espace isolé des communautés, mais comme un patrimoine naturel dont la préservation profite à l’ensemble de la société. « Lorsque nous protégeons le parc, nous protégeons également nos ressources naturelles et les conditions de vie des générations actuelles et futures », a-t-il fait valoir.
À Dangrézo, cette rencontre traduit donc la volonté de l’OIPR de maintenir un dialogue permanent avec les communautés riveraines du PNMS. À travers le « Prix vert » et la Journée socioculturelle 2026, l’institution entend surtout renforcer cette collaboration indispensable à une conservation durable du Parc national du Mont Sangbé.
Kindo Ousseny
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