Une vive émotion a gagné la localité de Mahapleu, dans le département de Danané. Un incident survenu dans une école primaire privée a alimenté les conversations et inquiété de nombreux parents. Selon des sources locales, un élève de CP2 âgé de 7 ans a reçu une punition jugée sévère de la part d’enseignants. Très vite, l’affaire fait le tour de la communauté et crée des tensions autour de l’établissement. Les faits se sont déroulés dans la matinée du jeudi 29 janvier 2026 à l’école primaire privée « Grâce Divine ».

D’après les informations recueillies sur place, l’enfant est sanctionné à travers des sévices corporels par sa maîtresse et un autre instituteur. Informés, des parents et des proches se rendent à l’école pour comprendre ce qui s’est passé. Sur place, ils demandent des explications sur une correction qu’ils estiment inadaptée pour un enfant de cet âge.
Un enseignant interrogé explique que l’origine du problème remonte à des rumeurs parties de la classe. « En l’absence de leur maîtresse, partie à une veillée funèbre dans un village voisin, des élèves affirment qu’elle est décédée. L’information, fausse, circule rapidement dans la sous-préfecture de Mahapleu et provoque surprise et malaise », explique l’enseignant.
Ce dernier évoque aussi une autre source d’incompréhension. « Après les congés de Noël, des élèves ont dit à leurs parents que des cotisations sont demandées pour présenter les vœux de nouvel an aux enseignants. Ces propos, diversement compris, créent des tensions entre certaines familles et le personnel éducatif. Des élèves tiennent également des paroles jugées irrespectueuses envers leurs encadreurs », soutient-il.
Dans ce climat tendu, la sanction de l’élève intervient et met le feu aux poudres. Plusieurs parents affirment que rien ne justifie qu’un enfant soit frappé à l’école. Ils estiment que l’éducation doit privilégier le dialogue et des méthodes adaptées. Certains déclarent que des punitions corporelles existent encore dans l’établissement et souhaitent que cela change.
La colère monte parmi les proches de l’enfant, et la situation devient électrique. Des parents se présentent à l’école avec l’intention de se faire entendre. Finalement, grâce à l’intervention de personnes ressources de la communauté, le calme revient. Aucun affrontement n’a lieu, mais les parents maintiennent leurs préoccupations pour la sécurité et le bien-être de leurs enfants.
Joint par téléphone, le fondateur de l’établissement réagit rapidement. Il appelle les parents pour apaiser les tensions et plaide pour un règlement à l’amiable. Il promet de prendre en charge les soins de l’enfant concerné. Dans la localité, beaucoup appellent désormais au dialogue entre école et familles afin d’assurer un environnement scolaire serein, respectueux et protecteur pour tous les élèves.
Kindo Ousseny, avec la contribution de Christian BIH
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