Du 06 au 07 mars 2026, le capitaine Guillaume Kouakou, chef du secteur Sangbé 2 de l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR), a conduit une délégation dans la localité de Kohola, dans la sous-préfecture de Kamalo, pour une tournée de sensibilisation dédiée à la protection des ressources naturelles du Parc national du Mont Sangbé. Cette initiative visait à informer les communautés riveraines sur les services écosystémiques fournis par les aires protégées et sur les conséquences néfastes du braconnage, notamment la chasse et la pêche illégales.

Durant deux jours, la délégation de l’OIPR a échangé avec les chefs de villages, les leaders communautaires, les jeunes et les femmes afin de renforcer leur implication dans la préservation de cet important patrimoine naturel. Les discussions ont permis de mettre en lumière les nombreux bénéfices que les aires protégées procurent aux populations, notamment la régulation du climat, la protection des sources d’eau, la fertilité des sols et la conservation de la biodiversité.
Pour le capitaine Guillaume Kouakou, la protection du parc ne peut être efficace sans l’adhésion des communautés riveraines. « Les aires protégées ne sont pas seulement des espaces interdits. Elles constituent une richesse pour les populations. Elles contribuent à la préservation de l’eau, de la faune et de la flore dont dépendent nos moyens de subsistance », a-t-il expliqué devant les habitants mobilisés pour l’occasion.
Le chef du secteur Sangbé 2 a également insisté sur les dangers liés au braconnage et aux activités illégales dans le parc. Selon lui, ces pratiques compromettent non seulement la survie des espèces animales et végétales, mais menacent aussi l’équilibre écologique de toute la région. « La chasse et la pêche illégales détruisent progressivement la biodiversité. Si nous n’agissons pas ensemble, les générations futures risquent de ne plus connaître les richesses naturelles que nous avons aujourd’hui », a-t-il averti.

Au cours de cette tournée, les populations de Kohola ont été invitées à devenir des partenaires actifs de la conservation. Les agents de l’OIPR ont ainsi encouragé les habitants à signaler toute activité suspecte dans ou autour du parc et à privilégier des activités économiques compatibles avec la protection de l’environnement.
Cette mission de sensibilisation s’inscrit dans la stratégie de l’OIPR visant à renforcer la collaboration entre l’administration des parcs et les communautés locales pour garantir une gestion durable des ressources naturelles. À Kohola, les échanges ont permis de consolider les liens entre les populations et les gestionnaires du Parc national du Mont Sangbé, avec l’espoir qu’une mobilisation collective contribuera à préserver durablement ce joyau écologique du nord-ouest ivoirien.
Kindo Ousseny
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