Du mardi 21 au samedi 25 avril 2026, plusieurs localités riveraines du Parc national du Mont Péko ont été le théâtre d’une vaste campagne de sensibilisation conduite par l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR). Pilotée par le capitaine Sinayoko Yaya, chargé des mesures riveraines à la direction de zone ouest, et le colonel Yao Kouassi Albert, chef du secteur Péko, cette mission de proximité a permis de toucher plusieurs villages stratégiques exposés aux pressions anthropiques.

De Bohoussoukro à Nessemonkro, en passant par Michelkro, Aklomionbla, Belleville, Grand-Pin, Ganzon, Yabligué, Guinglo-Zia et Yrozon, l’équipe composée de quatre agents a multiplié les échanges avec les populations. Au total, dix séances de sensibilisation ont été organisées sur la période, conformément aux objectifs du programme trimestriel, réaffirmant ainsi la volonté de l’OIPR d’impliquer activement les communautés dans la préservation du parc.
Sur chaque site, les rencontres ont été marquées par une forte mobilisation des autorités coutumières, des leaders communautaires et des associations villageoises. Adoptant une démarche participative, les échanges se sont déroulés en langues locales, favorisant ainsi la compréhension des messages et l’appropriation des enjeux liés à la conservation du Parc national du Mont Péko.
Au cœur des débats, les menaces qui pèsent sur l’aire protégée ont été largement évoquées. Déforestation, braconnage et pollution figurent parmi les principaux fléaux identifiés. « La disparition progressive du couvert forestier met en danger non seulement les espèces animales, mais également les ressources dont dépendent les populations elles-mêmes », a expliqué le capitaine Sinayoko Yaya.

Face à ces défis, l’importance écologique du parc a été mise en exergue. Véritable réservoir de biodiversité, le Mont Péko joue un rôle crucial dans la régulation du climat et la protection des sources d’eau. « Protéger le parc, c’est garantir un avenir viable aux générations futures. Nous devons tous être des acteurs de cette protection », a insisté le colonel Yao Kouassi Albert.
Les intervenants ont également rappelé la réglementation en vigueur dans l’aire protégée, notamment les interdictions liées à l’exploitation illégale des ressources. Les sanctions prévues par la loi ont été clairement exposées afin de dissuader toute activité illicite. Le rôle des agents de l’OIPR, en première ligne dans la surveillance du parc, a par ailleurs été salué et expliqué aux populations.
La mission a également mis en lumière les alternatives durables offertes aux communautés. Les microprojets développés dans le cadre du Programme d’investissement forestier (PIF2) ont été présentés comme des opportunités concrètes pour générer des revenus tout en préservant l’environnement. Agriculture durable, activités génératrices de revenus et écotourisme ont été vivement encouragés comme leviers de développement local.

Pour le capitaine Sinayoko Yaya, l’adhésion des populations est indispensable : « La réussite de notre mission repose sur l’engagement des communautés. Sans leur implication, aucune stratégie de conservation ne peut être pleinement efficace. » Un avis partagé par le colonel Yao Kouassi Albert, qui a appelé à une surveillance participative et à la dénonciation des infractions auprès des autorités compétentes.
Au terme de cette tournée, l’OIPR se félicite de l’accueil chaleureux réservé à ses équipes et de l’intérêt manifeste des populations pour les enjeux de conservation. Cette campagne de sensibilisation marque une étape significative dans le renforcement du dialogue entre gestionnaires du parc et communautés riveraines. Une dynamique prometteuse qui devrait, à terme, contribuer à une meilleure protection du Parc national du Mont Péko et à la préservation durable de ses richesses naturelles.
Kindo Ousseny
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