Protection des parcs et réserves de l’Ouest: L’OIPR et le BIM veulent renforcer leur coopération

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L’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) et le Bataillon d’infanterie des montagnes (BIM) pourraient bientôt travailler main dans la main pour mieux protéger les aires protégées de l’ouest montagneux. Dans cette perspective, le colonel Zannou Moïse, Directeur de la Zone ouest de l’OIPR, a rendu une visite de courtoisie, ce jeudi 22 octobre 2026, au lieutenant-colonel Siaka Dimy, nouveau chef de corps du BIM. La rencontre s’est déroulée dans une atmosphère conviviale, avec la volonté commune de consolider les relations entre les deux institutions.

Le Colonel Zannou Moïse était accompagné de plusieurs collaborateurs qu’il a présentés à son hôte : le commandant Gondo Patrice, coordonnateur de la Brigade mobile de l’OIPR ; le capitaine Lago Marien José Arcady, chargé du contentieux ; et Kindo Ousseny, chargé de communication. Il a ensuite exposé les missions de sa direction et présenté les trois aires protégées placées sous sa responsabilité : le Parc national du Mont Sangbé, le Parc national du Mont Péko et la Réserve naturelle intégrale du Mont Nimba. Chacune abrite une richesse écologique qui exige une surveillance permanente.

« Avec l’arrivée du nouveau chef de corps, il était important pour nous de venir lui présenter nos civilités et de réaffirmer notre disponibilité à collaborer avec le BIM », a expliqué le colonel Zannou Moïse. Selon lui, cette démarche s’inscrit dans la continuité des relations entre l’OIPR et les Forces armées de Côte d’Ivoire, notamment avec l’ancienne Unité de sécurisation de l’Ouest, devenue Bataillon d’infanterie des montagnes.

Le directeur de Zone a aussi évoqué la possibilité de manœuvres militaires dans les zones montagneuses des aires protégées. Elles seraient soumises à une demande écrite et à l’autorisation de la hiérarchie de l’OIPR, et devraient respecter les règles de conservation, en particulier l’interdiction des tirs et les mesures visant à préserver la quiétude de la faune.

Le lieutenant-colonel Siaka Dimy s’est dit sensible à cette visite et déterminé à resserrer les liens avec l’OIPR. Il a rappelé avoir déjà collaboré avec les équipes de la Direction de Zone Sud-Ouest, notamment dans le Parc national de Taï, et plaidé pour une coopération opérationnelle. Patrouilles mixtes et exercices en milieu forestier sont, selon lui, des pistes concrètes pour mieux préparer les unités aux réalités du terrain.

« Nous aurons besoin de l’expertise de l’OIPR, notamment de ses spécialistes de la survie en milieu forestier, pour renforcer les capacités opérationnelles de nos hommes », a-t-il indiqué. Il s’est également déclaré prêt à examiner les premières sollicitations de l’OIPR pour des patrouilles d’envergure. De quoi ouvrir la voie au partage d’expériences et à la montée en compétences, au service de la protection des espaces naturels.

Au-delà de son caractère protocolaire, cette visite traduit une volonté de conjuguer compétences et moyens pour répondre aux défis de la surveillance dans l’ouest montagneux. À l’heure où la préservation de la biodiversité exige une vigilance constante, le rapprochement entre l’OIPR et le BIM apparaît comme un levier important pour renforcer les actions de terrain, dans le respect des missions de défense et des impératifs de conservation du patrimoine naturel ivoirien.

Kindo Ousseny

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