La salle des réunions de la préfecture de Biankouma a servi de cadre, ce jeudi 20 novembre, à la troisième session 2025 du Comité de gestion locale (CGL) du Parc national du Mont Sangbé. Présidée par le préfet du département de Biankouma, M. Yaya Coulibaly, cette rencontre a rassemblé l’administration territoriale, les collectivités régionales, les responsables de l’OIPR et les acteurs communautaires, autour d’un point unique : consolider les progrès enregistrés dans la conservation et accélérer la mise en œuvre du programme écotouristique.

Dès l’ouverture, le colonel Gonto Kpassaha, représentant le directeur général de l’OIPR, le général Tondossama Adama, a exprimé au nom de l’institution sa gratitude pour la régularité des travaux du comité. Il a salué « les recommandations toujours mises en œuvre par la direction de zone ouest » ainsi que le professionnalisme des équipes de terrain, notamment celles du suivi écologique. Il a encouragé les membres du CGL à maintenir leur contribution active pour que cette session « se déroule dans le même esprit constructif que les précédentes ».
Prenant la parole pour l’ouverture officielle, le préfet Yaya Coulibaly a d’abord remercié les participants pour leur mobilisation autour du parc. Il a reconnu « les bons résultats obtenus dans la restauration et la préservation » du parc national du Mont Sangbé, fruit selon lui de l’engagement des communautés et des partenaires. Le préfet a rappelé que le programme écotouristique — financé par le projet Écoter et mis en œuvre par le Conseil régional du Tonkpi — n’avait pas encore démarré, appelant à une action vigoureuse pour sa mise en route. Il a également soumis à l’adoption un ordre du jour structuré en cinq points, allant de la lecture du PV précédent au bilan des activités et à la présentation des résultats du suivi écologique.

Le premier temps fort de la session a été la présentation du bilan du troisième trimestre 2025, assurée par le colonel Assui Wa Kassi N’Guessan, chargé d’études à la direction de zone ouest. Il a annoncé que 19 patrouilles avaient été menées, représentant 690 hommes-jours, couvrant 85 % du parc, avec la saisie d’un fusil calibre 12. Pour sa part le Colonel Beda Ange Alex a détaillé les missions de la phase 9 du suivi écologique, dont six sorties spécifiques, des relevés de caméras-pièges, l’identification de salines, et l’acquisition d’équipements tels que tablettes, GPS, tenues et matériel technique. Quelques activités non réalisées ont été signalées, en raison de retards de livraison ou d’indisponibilité d’opérateurs.
Le colonel Zannou Moïse, directeur de zone ouest, a pour sa part insisté sur la pertinence du travail abattu par les équipes depuis 2011. Il a révélé que les données présentées montrent que le parc « a été fortement recolonisé par les animaux », citant le chacal et la panthère, désormais documentés par les caméras-pièges. Selon lui, le Mont Sangbé s’impose désormais comme « un atout touristique national » dont la valorisation dépendra surtout de l’achèvement des aménagements prévus. Le directeur a aussi annoncé la tenue prochaine du conseil d’administration de la Fondation OIPR et la quatrième session du CGL, prévue le 22 décembre à Touba.

Au nom du Conseil régional du Tonkpi, le directeur général adjoint Emmanuel Droh a salué « la qualité des résultats enregistrés », tant dans les opérations de surveillance que dans le suivi écologique. Il a réaffirmé l’engagement de l’institution régionale dans la mise en valeur touristique du parc. Selon lui, les projets d’infrastructures d’hébergement et d’accueil sont prêts à démarrer : « Le marché est passé, les entreprises sont connues. Nous attendons seulement l’avis de non-objection de l’Agence française de développement ».
En clôturant les travaux, le préfet Yaya Coulibaly a exprimé sa gratitude à tous les participants et appelé à la « mobilisation continue » autour du parc, « réel motif de fierté pour la région et pour la direction de la zone ouest de l’OIPR ». Il a encouragé la mise en œuvre rapide des activités d’écotourisme, porteuses de revenus pour les communautés riveraines.
Kindo Ousseny
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