Parc national de la Comoé: L’OIPR évalue l’exécution de son plan d’opérations 2026

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À mi-parcours du dernier trimestre de l’année, l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) affine sa stratégie pour améliorer les performances de conservation du Parc national de la Comoé. Les 14 et 15 octobre 2026, la Direction de Zone Nord-Est (DZNE) a réuni les parties prenantes à la préfecture de Bondoukou, à l’occasion du troisième atelier trimestriel de suivi du Plan d’Opérations 2026. Au cœur des échanges : le bilan des activités menées, l’appréciation des résultats obtenus et l’identification des difficultés qui freinent l’exécution des actions programmées pour cette aire protégée d’importance internationale.

La rencontre s’est tenue sous la présidence de M. Loan Constant, secrétaire général de la préfecture de Bondoukou, en présence du colonel ADOMPO Célestin, représentant le directeur général de l’OIPR, ainsi que des différentes parties prenantes à la gestion du parc.
À l’ouverture des travaux, le représentant de la Direction générale a insisté sur la nécessité d’un suivi régulier des activités afin de mesurer les progrès accomplis et d’ajuster les interventions en fonction des réalités du terrain. « Le suivi trimestriel du Plan d’Opérations constitue un instrument essentiel de pilotage de la gestion du Parc national de la Comoé. Il nous permet d’apprécier les résultats obtenus, d’identifier les difficultés rencontrées et de prendre les mesures correctives nécessaires pour améliorer nos performances. Notre ambition demeure de renforcer l’efficacité de nos actions de surveillance et de conservation afin de préserver durablement ce patrimoine naturel exceptionnel », a-t-il déclaré.

Présidant les travaux, M. Loan Constant a, pour sa part, rappelé que la sauvegarde du Parc national de la Comoé requiert l’engagement constant de tous les acteurs concernés. « La préservation du Parc national de la Comoé représente un enjeu majeur pour notre pays. Elle exige une mobilisation constante des institutions, des services techniques et de l’ensemble des acteurs concernés. Nous devons poursuivre les efforts de concertation et veiller à ce que les actions programmées se traduisent par des résultats concrets sur le terrain, au bénéfice de la biodiversité et des générations futures », a-t-il indiqué.
Au terme de l’évaluation du troisième trimestre, les résultats font ressortir un taux d’exécution attendu de 66 % du Plan d’Opérations 2026, contre une réalisation effective de 49 %, soit une performance de 75 % par rapport aux prévisions. Ces données ont permis aux participants d’apprécier le chemin parcouru, tout en mettant en évidence les activités pour lesquelles des efforts supplémentaires restent nécessaires afin d’atteindre les objectifs fixés.

Les travaux ont également été marqués par plusieurs communications techniques. Les participants ont notamment examiné le niveau de réalisation des activités relevant des six programmes de gestion du Parc national de la Comoé. Une présentation a, en outre, porté sur l’utilisation de l’outil SMART dans le dispositif de surveillance du parc. Ce système permet de collecter et d’analyser les données issues des patrouilles, en vue de mieux orienter les opérations de surveillance et de renforcer leur efficacité. Les échanges ont également été enrichis par une présentation du docteur ZAGO.

La connaissance de la biodiversité a occupé une place importante dans les communications, avec la présentation des résultats du suivi des oiseaux d’eau, des oiseaux migrateurs terrestres et des oiseaux résidents. Ces données constituent des éléments utiles pour améliorer la connaissance des espèces présentes dans le parc et orienter les décisions de gestion sur des bases techniques.

L’analyse des performances a toutefois mis en évidence plusieurs activités non encore réalisées. Il s’agit notamment de la tenue du symposium sur les aires protégées, de l’organisation de l’atelier de réflexion sur les outils innovants de gestion des feux et de l’élaboration du plan de communication. À ces activités s’ajoute la finalisation de la procédure opérationnelle standardisée (SOP) relative à la surveillance aérienne, toujours en attente de l’arrivée de l’expert chargé d’apporter son appui technique. Ces insuffisances constituent autant de points d’attention pour la Direction de Zone Nord-Est, appelée à renforcer le suivi des activités et à engager les mesures correctives nécessaires en vue d’améliorer le niveau d’exécution du plan avant la fin de l’année.

En marge des travaux techniques, l’Université de Bondoukou a présenté son offre de formation aux participants, leur permettant ainsi de découvrir les possibilités de formation proposées par l’institution universitaire.

À travers cet exercice de suivi-évaluation, l’OIPR entend consolider la planification de ses interventions, capitaliser les acquis en matière de surveillance et accroître l’efficacité des actions de conservation. L’enjeu est de parvenir à une meilleure exécution des activités programmées afin de garantir une gestion durable du Parc national de la Comoé, patrimoine naturel majeur de la Côte d’Ivoire, reconnu à l’échelle internationale pour sa richesse écologique, au bénéfice des générations présentes et futures.

Magbè Diakité Bamba à Bouna

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