Le village de Bonzo a abrité, le 24 avril 2026, une séance de sensibilisation environnementale d’envergure. À l’initiative de Sanogo Kanvali, secrétaire de l’AVCD et membre du comité local de gestion du Parc national du Mont Sangbé, une mission de proximité du secteur Sangbé 2 de l’OIPR (Office ivoirien des parcs et réserves) a séjourné dans la localité pour échanger avec les populations sur les enjeux cruciaux liés à la préservation de cette aire protégée.

Conduite par le chef secteur Sangbé 2, le capitaine Guillaume Kouakou, la délégation s’inscrivait dans la dynamique des missions régaliennes de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR). « Notre présence ici traduit la volonté de l’OIPR de rapprocher l’action de conservation des communautés riveraines, car leur implication est déterminante pour la survie du parc », a-t-il souligné. L’objectif était clair : renforcer la sensibilisation des populations afin de mieux les engager dans la protection durable de ce patrimoine écologique national.
Dès l’entame de la séance d’information, d’éducation et de communication (IEC), le chef de mission a opté pour une approche participative. À travers un brainstorming interactif, il a suscité l’attention et l’engagement des participants. « Nous voulons que chacun comprenne qu’il est acteur de la conservation », a-t-il insisté. Cette méthode a permis aux populations de mieux appréhender les thématiques abordées, tout en favorisant un climat d’échange et de compréhension mutuelle.

Dans son intervention, le capitaine Guillaume Kouakou a mis en lumière les nombreux services écosystémiques rendus par les aires protégées, en particulier par le Parc national du Mont Sangbé. « Ce parc est un véritable joyau national qui regorge d’espèces emblématiques dont la survie dépend de notre comportement au quotidien », a-t-il expliqué. Il a également rappelé les pratiques interdites, notamment le braconnage, tout en sensibilisant sur les sanctions encourues en cas d’atteinte à l’intégrité de l’aire protégée.
La phase d’échanges a été marquée par une forte interaction entre les agents de l’OIPR et les populations de Bonzo. « Nous sommes satisfaits de la qualité des échanges. Cela montre que les messages passent et que les communautés sont disposées à accompagner les efforts de conservation », s’est réjoui le chef secteur. Reconnaissantes, les populations ont salué l’initiative et exprimé leur gratitude pour cette démarche de proximité, allant jusqu’à formuler des bénédictions à l’endroit de la mission.

Toutefois, cette rencontre a également été l’occasion pour les populations d’exprimer certaines doléances. Elles ont sollicité un appui pour la construction d’un logement d’enseignant afin d’améliorer les conditions d’éducation dans le village. Par ailleurs, les femmes ont plaidé pour leur autonomisation à travers l’acquisition d’un tricycle destiné à faciliter l’évacuation des produits agricoles vers les marchés. Des préoccupations que le capitaine Guillaume Kouakou a dit avoir bien notées, réaffirmant « la nécessité de concilier conservation et développement local au bénéfice des communautés ».
Kindo Ousseny
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