L’Union des leaders pour le développement du Tonkpi (ULDT) a officiellement présenté sa vision, ses objectifs et ses perspectives, le samedi 1er août, au cours d’un point de presse organisé à Man en présence des membres de son bureau. Face aux médias, le président de l’organisation, Serge Goué, a expliqué les motivations de la création de ce mouvement qu’il présente comme une plateforme de rassemblement au service du développement de la région.

En ouvrant son intervention, Serge Goué a tenu à remercier les personnes ayant répondu à l’invitation avant d’affirmer que l’ULDT est née de la volonté de citoyens soucieux de l’avenir du Tonkpi. « Nous avons constaté que les divisions politiques ont des répercussions négatives sur nos populations et freinent le développement de notre région. Il était donc nécessaire de créer un cadre capable de rassembler les filles et les fils du Tonkpi autour de l’essentiel », a-t-il déclaré.
Selon le président de l’ULDT, cette organisation regroupe des acteurs issus de différentes sensibilités politiques ainsi que de la société civile, avec pour ambition de placer l’intérêt général au-dessus des divergences partisanes. « Le Tonkpi est notre héritage à préserver. Avant nos appartenances politiques, nous sommes d’abord des frères et des enfants de la même région », a insisté Serge Goué.
Pour lui, le développement du Tonkpi passe nécessairement par le renforcement de la cohésion entre les cadres et les élus de la région. Il estime que leurs divergences finissent par affecter les populations et ralentissent les initiatives de développement. « Nous voulons rappeler qu’il est important de nous retrouver autour de l’essentiel. Lorsque les cadres sont unis, ils peuvent attirer davantage d’investissements, favoriser la création d’emplois et répondre plus efficacement aux préoccupations des populations », a-t-il soutenu.
Le président de l’ULDT a également mis en avant les priorités de son organisation, notamment l’insertion professionnelle des jeunes, l’autonomisation des femmes et la relance de l’activité économique dans la région. Il a regretté que plusieurs entreprises aient quitté le Tonkpi après les différentes crises traversées par le pays, contribuant ainsi à l’aggravation du chômage. « Nous devons réfléchir à des mécanismes permettant de favoriser le retour des entreprises afin d’offrir de réelles opportunités à notre jeunesse. L’autonomisation des femmes doit également demeurer une priorité », a-t-il affirmé.
Revenant sur l’orientation de l’ULDT, Serge Goué a reconnu que son organisation partage la vision du ministre Vagondo Diomandé. Toutefois, il a précisé que cette proximité ne vise pas à alimenter des clivages politiques. « Nous nous reconnaissons dans une vision qui prône le vivre-ensemble, la paix, le pardon et le développement. Notre démarche n’est pas de créer de nouvelles divisions, mais de contribuer au rapprochement des cadres de la région », a expliqué le président.

Interrogé sur la nature de son organisation, Serge Goué a indiqué que l’ULDT mène une action politique orientée vers le développement plutôt qu’une politique de confrontation. « Nous faisons de la politique, mais pas une politique politicienne. Notre engagement est essentiellement tourné vers le développement, l’emploi des jeunes et le progrès de notre région », a-t-il précisé.
Le président de l’ULDT a par ailleurs rappelé que la structure ne naît pas de façon spontanée. Selon lui, elle est l’évolution du Forum des Jeunes pour le Développement du Tonkpi, créé en 2016. Le changement de dénomination, intervenu le 19 mai 2026, vise à ouvrir davantage l’organisation à toutes les générations. « Les mêmes personnes poursuivent le travail engagé depuis plusieurs années. Nous avons simplement adapté notre appellation afin que chacun puisse se reconnaître dans cette dynamique », a-t-il expliqué.
Évoquant les actions déjà menées, Serge Goué a rappelé que son organisation s’était engagée en faveur de la paix lors de la crise de 2020, notamment à travers une campagne de sensibilisation contre la désobéissance civile. Il a assuré que cette même philosophie guidera désormais toutes les initiatives de l’ULDT.
Répondant aux interrogations sur ses relations avec plusieurs personnalités politiques de la région, le président de l’ULDT a affirmé entretenir des rapports avec l’ensemble des cadres du Tonkpi sans distinction. « Mon objectif n’est pas de choisir un camp contre un autre. Tous sont des cadres de notre région. Je suis prêt à collaborer avec chacun pour favoriser leur rapprochement et contribuer au développement du Tonkpi », a déclaré Serge Goué.
En conclusion, il a lancé un appel solennel à l’unité des cadres et des élus de la région. « Nous devons mettre l’intérêt du Tonkpi au-dessus de toutes les considérations politiques. Le développement de notre région est notre affaire à tous. L’ULDT est une organisation appelée à durer et à transmettre cette vision aux générations futures », a conclu le président de l’Union des leaders pour le développement du Tonkpi.
Doumbia Seydou Badian
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