Gestion du parc de la Comoé: L’OIPR affiche 73% de performance

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Les résultats enregistrés par l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR) dans la gestion du Parc national de la Comoé confirment une dynamique positive. Réunis le mardi 22 juillet 2026 à Bouna, les responsables de l’institution, les partenaires techniques et financiers ainsi que les chefs de programmes ont passé en revue l’exécution du Plan d’Opérations (PO) 2026 au titre du deuxième trimestre. Au terme des échanges, le taux de performance global a été évalué à 73 %, un résultat qui traduit les efforts consentis pour préserver ce patrimoine naturel classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Organisé par la Direction de Zone Nord-est (DZNE) de l’OIPR, l’atelier de suivi-évaluation s’est tenu sous la présidence de Monsieur LOAN Constant, Secrétaire Général 1 de la Préfecture de Bondoukou, représentant le Préfet de la région du Gontougo. Cette rencontre a permis aux participants d’examiner le niveau d’exécution des activités inscrites au Plan d’Opérations 2026, d’évaluer les progrès réalisés, d’identifier les insuffisances et de proposer des mesures correctives en vue d’améliorer les performances au cours du troisième trimestre.

Les différentes présentations ont mis en évidence une exécution satisfaisante des activités programmées, avec un taux de réalisation de 73 %. Cette performance reflète le travail accompli par les équipes de terrain, l’engagement constant des partenaires techniques et financiers ainsi que les nombreux efforts déployés pour assurer la protection de la biodiversité du Parc national de la Comoé, considéré comme l’une des plus importantes aires protégées d’Afrique de l’Ouest.

Malgré ces résultats encourageants, plusieurs contraintes ont ralenti la mise en œuvre de certaines actions prioritaires. Les participants ont notamment relevé l’annulation du marché d’acquisition des vélos destinés aux équipes de surveillance, les lenteurs administratives liées au dédouanement et à l’autorisation d’exploitation du drone VTOL, le report de plusieurs sessions de formation ainsi que la suspension des vols des aéronefs ultralégers motorisés (ULM) par l’Autorité Nationale de l’Aviation Civile (ANAC). À ces difficultés se sont ajoutés le non-démarrage de certains travaux de réhabilitation de barrages agropastoraux, le report de missions de suivi écologique ainsi que diverses contraintes administratives et techniques, notamment la défaillance de certains prestataires et l’indisponibilité ponctuelle de plusieurs acteurs impliqués dans le programme.

Face à ces défis, les participants ont formulé plusieurs recommandations destinées à renforcer l’efficacité des interventions au troisième trimestre. Ils ont notamment préconisé un suivi plus rigoureux des procédures de passation des marchés, une meilleure anticipation des formalités administratives, un renforcement de la coordination avec les partenaires ainsi qu’une accélération de l’exécution des activités prioritaires.

À l’ouverture des travaux, le Secrétaire Général 1 de la Préfecture de Bondoukou a salué les performances réalisées par les équipes de l’OIPR malgré un contexte marqué par de nombreuses contraintes. « Le taux de réalisation enregistré démontre l’engagement des équipes sur le terrain. Les difficultés identifiées doivent désormais être traitées avec célérité afin de permettre au Parc national de la Comoé d’atteindre les objectifs fixés pour l’année 2026 », a-t-il déclaré.

Le représentant du Directeur Général de l’OIPR, Kouakou Evrard, a, pour sa part, félicité l’ensemble des partenaires pour leur mobilisation et réaffirmé la détermination de l’institution à poursuivre les efforts engagés. « Les recommandations issues de cet atelier serviront de feuille de route pour améliorer nos performances au troisième trimestre. Notre ambition demeure la même : garantir une gestion efficace du Parc national de la Comoé tout en renforçant les retombées positives pour les communautés riveraines », a-t-il souligné.

À travers cet atelier de suivi-évaluation, l’OIPR réaffirme ainsi sa volonté d’inscrire la gestion du Parc national de la Comoé dans une dynamique de performance, de transparence et d’amélioration continue. L’institution entend consolider les acquis de la conservation de cette réserve d’exception tout en contribuant au développement durable des populations vivant en périphérie de ce joyau écologique, inscrit sur la Liste verte de l’IUCN depuis juin 2025.

Une correspondance de Diakité Magbè Bamba à Bouna

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