Mont Sangbé : Des espèces rares réapparaissent

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La salle de réunions de la préfecture de Touba a abrité, le lundi 22 décembre 2025, la quatrième session du Comité de gestion locale du Parc national du Mont Sangbé (CGL-PNMS). Cette rencontre de fin d’année a réuni autorités administratives, responsables de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), leaders communautaires, partenaires techniques et médias, autour du bilan de gestion 2025 et des perspectives pour 2026.

Au nom du Directeur général de l’OIPR, le conservateur général Tondossama Adama, le colonel Zannou Moïse, directeur de la zone ouest, a ouvert les travaux par un message de bienvenue empreint de reconnaissance.

S’exprimant au terme de la session, le colonel Zannou Moïse a souligné que « d’une manière globale, le Parc national du Mont Sangbé se porte bien au terme de l’année 2025 ». Il a précisé que les efforts consentis dans le suivi écologique, la surveillance et l’appui aux populations portent leurs fruits, annonçant au passage la remise prochaine d’une pompe hydraulique réalisée au profit des communautés riveraines, en collaboration avec les autorités préfectorales.

Concernant la faune, le directeur de zone ouest de l’OIPR s’est voulu particulièrement rassurant. « Il y a des espèces qu’on ne voyait pas auparavant et que l’on observe aujourd’hui. Parmi elles, certaines figurent sur la liste rouge de l’UICN, notamment le chimpanzé, une espèce menacée que nous devons absolument protéger. Nous avons des espèces comme le chacal et bien d’autres espèces rares », a-t-il affirmé, confirmant ainsi les données issues du suivi écologique.

Président du CGL-PNMS, le préfet du département de Biankouma, Coulibaly Yaya, a ensuite présenté un ordre du jour articulé autour de six points majeurs, dont les bilans trimestriel et annuel du programme d’opérations 2025, les résultats préliminaires de l’étude sur les conflits homme-faune et la proclamation des résultats du « Prix vert » 2025, offrant ainsi un cadre structuré à des échanges jugés stratégiques.

Le préfet Coulibaly Yaya a salué les avancées enregistrées tout en appelant à renforcer la sensibilisation de proximité et la responsabilisation des populations riveraines. Il a remercié l’OIPR et l’ensemble des membres du comité pour leur engagement constant, avant de souhaiter à tous de bonnes fêtes de fin d’année et une année 2026 placée sous le signe d’une conservation renforcée et partagée du Parc national du Mont Sangbé.

Les présentations techniques ont mis en lumière un bilan largement satisfaisant. Le colonel Assui Wa Kassi N’Guessan Dawy, chargé d’étude à la Direction de zone ouest, a indiqué que près de 95 % des activités prévues en 2025 ont été réalisées. Il a notamment cité l’entretien de plus de 180 kilomètres de pistes et de limites, l’implantation de bornes, l’acquisition de matériel informatique et logistique, le suivi de microprojets communautaires, ainsi que l’amélioration de la communication digitale de l’OIPR. Les quatre sessions statutaires du CGL prévues pour l’année se sont également tenues.

Sur le plan de la surveillance et du suivi écologique, les résultats présentés par le commandant Gondo Patrice et le colonel Béda Ange Alex ont confirmé un état de conservation globalement satisfaisant, bien que fragile. La faune du parc montre des signes encourageants, avec la réapparition d’espèces longtemps absentes des observations de terrain.

L’étude préliminaire sur les conflits homme-faune, présentée par le doctorant Kalou Bi Gooré, a toutefois mis en évidence des risques liés à la croissance des populations animales et à la pression humaine autour du parc. Des recommandations sont attendues pour anticiper et mieux gérer ces conflits, dans une approche concertée et durable.

Kindo Ousseny

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