Réélu pour cinq ans, Alassane Ouattara gouverne avec un noyau dur de fidèles. Des femmes et des hommes clés, discrets ou exposés, qui structurent, sécurisent et exécutent sa vision de l’État.

LA GARDE RAPPROCHÉE
Dominique Ouattara, le soutien inconditionnel

Ils ont tout traversé ensemble : les années de braise de l’opposition comme les temps de grâce de l’exercice du pouvoir. Aux côtés du Président de la République, Dominique Ouattara s’est imposée, au fil des épreuves et des victoires, comme un soutien constant, discret mais déterminant. Première Dame engagée, elle a fait de la cause des femmes et des enfants une priorité absolue, inscrivant son action dans la durée et dans la complémentarité avec les politiques publiques. La création du Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI) demeure à cet égard un symbole fort de son engagement en faveur de l’autonomisation économique des femmes ivoiriennes, en particulier celles issues des milieux ruraux et du secteur informel.
Sur le front de la lutte contre le travail des enfants, Dominique Ouattara en a fait un véritable cheval de bataille, notamment dans la filière cacaoyère, pilier stratégique de l’économie nationale. Son implication personnelle et son plaidoyer constant ont contribué à préserver l’image et la crédibilité du cacao ivoirien, alors menacé à une époque par des risques de boycott sur les marchés internationaux. Qu’il s’agisse des femmes ou des enfants, elle en a fait son affaire personnelle. Ses actions, menées avec constance, s’inscrivent en parfaite complémentarité avec celles du gouvernement, renforçant ainsi l’impact des politiques sociales de l’État. À ce titre, le Chef de l’État peut s’appuyer pleinement sur son engagement et son sens du devoir.
Figure de référence et de confiance, Dominique Ouattara apparaît pour beaucoup comme l’avocate et la défenseure des plus vulnérables. Elle joue également un rôle de marraine et de conseillère auprès de plusieurs jeunes évoluant dans l’entourage présidentiel, tout en se montrant solidaire et attentive aux femmes membres du gouvernement, qu’elle soutient avec discrétion et bienveillance. Au-delà du protocole, Dominique Ouattara incarne ainsi une Première Dame d’action, dont l’engagement social, constant et structuré, constitue l’un des piliers silencieux mais essentiels de l’action présidentielle.
Le Vice-Président, l’efficace

Depuis son accession au pouvoir, le Président de la République, Alassane Ouattara, s’est entouré d’hommes et de femmes de grande compétence, issus aussi bien de l’administration nationale que des institutions financières internationales, notamment la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Le Vice-Président Tiémoko Meyliet Koné s’inscrit pleinement dans cette lignée de hauts cadres au parcours solide et éprouvé. Homme de confiance du Chef de l’État, Tiémoko Meyliet Koné et Alassane Ouattara se connaissent de longue date et partagent une trajectoire professionnelle marquée par l’excellence et la rigueur. À l’instar du Président de la République, il a occupé de hautes fonctions au sein de la BCEAO, dont il a été gouverneur, consolidant ainsi une expertise reconnue dans les domaines monétaire, financier et macroéconomique. Nommé Vice-Président de la République en remplacement de Daniel Kablan Duncan, son choix par le Chef de l’État avait, pour certains observateurs, les allures d’un coup de poker politique. Il s’est toutefois rapidement imposé comme un choix de raison et de continuité, fondé sur la loyauté, la compétence et l’expérience.
Discret mais redoutablement efficace, Tiémoko Meyliet Koné fait partie du cercle restreint des personnalités auxquelles le Président de la République accorde une confiance totale. Il le représente régulièrement lors de sommets internationaux, de rencontres diplomatiques de haut niveau et de cérémonies d’investiture de chefs d’État étrangers, illustrant ainsi la place centrale qu’il occupe dans le dispositif institutionnel ivoirien. Consulté sur les grandes orientations et les dossiers stratégiques, le Vice-Président incarne une présence rassurante et structurante au sommet de l’État. Sans rechercher l’exposition médiatique, il n’en demeure pas moins un acteur clé de la gouvernance, dont l’efficacité repose sur la discrétion, la loyauté et une parfaite maîtrise des enjeux économiques et diplomatiques.
Fidèle Sarassoro, la tour de contrôle du pouvoir

En sa qualité de directeur de cabinet du Président de la République, Fidèle Sarassoro occupe une position stratégique au cœur de l’appareil décisionnel. Véritable plaque tournante de l’action gouvernementale, tous les dossiers sensibles et structurants transitent par son bureau, faisant de lui l’un des hommes clés du fonctionnement de l’État. Ses collaborateurs le décrivent comme un responsable méthodique, rigoureux et attentif au moindre détail, doté d’une capacité rare à anticiper et à se projeter sur le long terme. Un sens de l’organisation et de la planification qui lui vaut le surnom, dans les cercles du pouvoir, de « tour de contrôle », tant il veille à la cohérence, à la fluidité et à l’efficacité de l’action publique. Homme d’action, mais aussi porté sur l’innovation, Fidèle Sarassoro transpose cette vision prospective dans ses responsabilités territoriales. En tant que président du Conseil régional du Poro, il a ainsi initié des programmes novateurs en faveur de la jeunesse, notamment l’envoi de dix jeunes de la région en formation aux métiers du drone, un secteur en pleine expansion aux applications multiples : agriculture de précision, cartographie, sécurité ou encore aménagement du territoire. Sur le plan agricole, il s’inscrit dans une dynamique de modernisation durable des pratiques rurales. Conscient des enjeux environnementaux et de la nécessité d’accroître la productivité tout en préservant les sols, il œuvre à l’introduction et à la vulgarisation de l’usage de l’engrais biologique auprès des paysans, encourageant ainsi une agriculture plus respectueuse de l’environnement et économiquement viable. À la croisée de la gestion stratégique de l’État et du développement local, Fidèle Sarassoro incarne un leadership discret mais décisif, où rigueur, innovation et vision à long terme se conjuguent au service de l’efficacité publique.
Masséré Touré Koné, l’ombre du Président

Les Ivoiriens commencent désormais à se familiariser avec le visage de Masséré Touré Koné, Secrétaire générale de la Présidence de la République. Chacune de ses apparitions publiques est scrutée, commentée, parfois même redoutée, tant elle est devenue, au fil du temps, annonciatrice des grands tournants de la vie politique nationale : démission d’un gouvernement, formation d’une nouvelle équipe ou remaniement ministériel. Ces derniers jours, sa prise de parole était particulièrement attendue à la suite de la démission du Premier ministre Robert Beugré Mambé, d’abord pour l’annonce de la nomination d’un nouveau chef du gouvernement, ensuite pour la formation d’un nouvel exécutif. Une attente fébrile, à la mesure de l’impatience des populations ivoiriennes, conscientes que lorsque Masséré Touré Koné apparaît, c’est souvent qu’une séquence politique majeure s’ouvre. Désormais, à chacune de ses sorties, toute la Côte d’Ivoire retient son souffle.
Au-delà de son rôle institutionnel, elle est devenue l’ombre du Président de la République. Partout où se trouve le Chef de l’État, sa silhouette élancée n’est jamais bien loin. Elle est de la quasi-totalité de ses déplacements, participe à presque toutes ses audiences et veille, dans une discrétion absolue, au bon déroulement de l’agenda présidentiel.
Mais son rôle ne s’arrête pas à la gestion administrative et protocolaire. Aux côtés de la Première Dame, Masséré Touré Koné est aussi l’une de celles qui veillent jalousement à l’image et à la communication du Chef de l’État. Véritable stratège de l’ombre, elle est souvent présentée comme la spin doctor du Président, celle qui anticipe, ajuste et encadre les messages, les symboles et les temps forts de la communication présidentielle. C’est d’ailleurs elle qui a supervisé la stratégie de communication de la dernière campagne présidentielle, une campagne jugée maîtrisée, cohérente et efficacement menée, tant sur le fond que sur la forme. Une réussite qui a renforcé son statut de pilier discret mais essentiel du dispositif présidentiel. À la croisée de la rigueur administrative, de la stratégie politique et de la communication de haut niveau, Masséré Touré Koné incarne cette figure rare du pouvoir : celle qui ne cherche pas la lumière, mais sans laquelle la mécanique présidentielle fonctionnerait difficilement.
Gilbert Kafana Koné, le stratège politique

Le Chef de l’État nourrit deux grandes ambitions. La première est de bâtir une grande Côte d’Ivoire, un héritage durable qu’il entend léguer à la postérité. La seconde consiste à laisser un parti politique fort, structuré et pérenne, capable de poursuivre et de consolider son œuvre au-delà de son propre parcours. Un adage résume parfaitement cette vision : l’homme politique pense à la prochaine élection, l’homme d’État pense à la prochaine génération. C’est dans cet esprit que s’inscrit la réforme du RHDP, chantier politique majeur de l’ère Ouattara. Lorsqu’il s’est agi de refonder, structurer et consolider le parti présidentiel, le choix du Président de la République s’est naturellement porté sur Gilbert Kafana Koné. Un choix guidé par la loyauté éprouvée, la constance dans l’engagement et une parfaite connaissance des équilibres politiques internes. Au plan politique, Gilbert Kafana Koné fait partie du cercle restreint des personnalités que le Chef de l’État consulte régulièrement. Son sens de l’État, sa discrétion et sa fidélité en font un acteur clé, loin des projecteurs mais au cœur des décisions stratégiques. Très apprécié du Président de la République, il bénéficie d’une confiance assumée, que traduit la haute responsabilité de Haut représentant du Chef de l’État qui lui a été confiée. Une fonction qui consacre à la fois son rang, son expérience et sa loyauté sans faille. Dans un paysage politique souvent marqué par les revirements et les ambitions personnelles, Gilbert Kafana Koné incarne la fidélité au projet, à l’homme et à la vision.
LES GARDIENS DU TEMPLE
Beugré Mambé, le missionnaire

Toutes les missions qui lui ont été confiées jusqu’à présent, Robert Beugré Mambé, Premier ministre, les a menées à bien avec succès. Homme de terrain et de résultats, il a laissé une empreinte indélébile dans l’organisation de grands événements internationaux, notamment les 8ᵉ Jeux de la Francophonie et la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, deux rendez-vous majeurs dont la réussite porte clairement sa signature. Ce parcours témoigne d’une capacité éprouvée à faire avancer et à faire aboutir les dossiers, y compris les plus complexes et les plus sensibles. Méthodique, persévérant et doté d’un sens aigu de la coordination, Robert Beugré Mambé se distingue par une approche pragmatique de l’action publique, où l’efficacité prime sur les effets d’annonce. Dans cette même dynamique, son entregent politique et administratif apparaît comme un atout majeur pour la conduite et l’aboutissement de chantiers structurants. Au premier rang de ceux-ci figurent les projets du métro d’Abidjan et du Bus Rapid Transit (BRT), leviers essentiels de la modernisation de la mobilité urbaine, ainsi que, plus largement, la mise en œuvre du plan global d’urbanisation de la capitale économique.
Ces dossiers, Robert Beugré Mambé les maîtrise parfaitement. Ancien ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan, il en connaît les contraintes, les urgences et les enjeux stratégiques, aussi bien en matière d’aménagement du territoire que de gestion des flux urbains et de qualité de vie des populations. À la croisée de l’engagement, de l’expertise et de la fidélité à la mission confiée, Robert Beugré Mambé incarne ainsi un Premier ministre missionnaire, rompu aux grands défis et déterminé à transformer les orientations présidentielles en résultats concrets.
Téné Birahima Ouattara, le rempart

Sa devise pourrait se résumer en quelques mots : peu de discours, beaucoup d’action. À la tête du ministère de la Défense, Téné Birahima Ouattara s’est imposé comme l’un des piliers sécuritaires de l’État ivoirien, architecte discret mais déterminé de la protection du territoire national. Dans un contexte sous-régional marqué par la menace terroriste et l’instabilité sécuritaire, la Côte d’Ivoire est parvenue à préserver l’intégrité de ses frontières, notamment au nord du pays, zone particulièrement sensible. Un résultat qui doit beaucoup à une stratégie de défense fondée sur l’anticipation, la présence dissuasive et la coordination des forces. Sur le terrain, le ministre n’hésite pas à se rendre personnellement auprès des troupes, pour évaluer les dispositifs, encourager les soldats et renforcer la cohésion des forces armées.
Sous sa houlette, l’armée ivoirienne a connu une modernisation profonde, tant sur le plan des équipements que de la formation et de l’organisation. Cette montée en puissance s’est traduite par un professionnalisme accru des soldats ivoiriens, régulièrement salué par les instances internationales, notamment lors des participations de la Côte d’Ivoire aux opérations de maintien de la paix.
Homme de confiance du Président de la République, Téné Birahima Ouattara bénéficie aujourd’hui de l’estime et de la pleine confiance du Chef de l’État. Sa nomination en qualité de Vice-Premier ministre illustre non seulement sa montée en puissance au sein de l’Exécutif, mais surtout la reconnaissance de son rôle stratégique dans la préservation de la stabilité nationale. À l’heure où la sécurité demeure un enjeu central pour la souveraineté et le développement, Téné Birahima Ouattara apparaît ainsi comme un rempart solide, garant de la paix, de la discipline et de la résilience des forces armées ivoiriennes.
Vagondo Diomandé, le sécurorcrate

Ancien aide de camp du Président de la République à l’époque où celui-ci occupait la Primature, le Général de corps d’armée Vagondo Diomandé conduit avec rigueur et efficacité les lourdes responsabilités qui sont les siennes à la tête de ce ministère stratégique qu’est l’Intérieur et la Sécurité. Sous sa houlette, l’indice de sécurité s’est nettement amélioré, plaçant la Côte d’Ivoire à un niveau de performance comparable à celui de nombreux pays occidentaux. Cette évolution est le fruit d’une réforme en profondeur des forces de sécurité intérieure, menée avec méthode et constance. La Police nationale ivoirienne a ainsi opéré une véritable mue. Plusieurs unités spécialisées ont été créées pour répondre aux nouvelles formes de criminalité, tandis que le dispositif de vidéosurveillance a été renforcé et étendu à de nombreuses villes du pays. À cela s’ajoute un effort soutenu d’équipement en moyens scientifiques et technologiques modernes, permettant aux forces de l’ordre de gagner en efficacité et en réactivité.
Les enquêtes sont désormais conduites avec célérité et professionnalisme, aboutissant à des résultats tangibles en des délais souvent records. Cette approche, fondée sur la prévention, l’anticipation et la maîtrise technologique, a contribué à renforcer la confiance des populations dans les forces de sécurité. La devise de la Police nationale, « Servir est notre vocation », a ainsi quitté le registre du slogan pour devenir une réalité quotidienne. Sur le terrain, les policiers se veulent plus proches des citoyens, n’hésitant pas à porter assistance aux personnes en difficulté. Une police de proximité, humaine et efficace, qui s’inscrit pleinement dans la vision portée par le ministre. À la croisée de la discipline militaire, de la stratégie sécuritaire et de la proximité citoyenne, Vagondo Diomandé incarne ainsi la figure du sécurorcrate moderne, garant de l’ordre public et de la tranquillité des populations.
Patrick Achi, un cerveau du programme présidentiel

Après son départ de la Primature en octobre 2023, beaucoup l’avaient cru mis en retrait. Il n’en a rien été. Patrick Achi signe, au contraire, un retour méthodique et puissant au cœur de l’appareil d’État. Rappelé dans un premier temps à la Présidence de la République en qualité de ministre d’État, l’ancien chef du gouvernement a franchi un nouveau cap le 17 janvier dernier, en accédant au perchoir de l’Assemblée nationale. Une ascension institutionnelle qui ne doit rien au hasard. La veille de son élection, le Président de la République, Alassane Ouattara, a personnellement réuni les députés de la majorité présidentielle. Le message délivré était sans ambiguïté : Patrick Achi devait présider aux destinées de la chambre basse du Parlement. Les consignes étaient claires, fermes, et sans marge d’interprétation : aucune voix du RHDP ne devait manquer. Le verdict des urnes a confirmé cette volonté politique. Patrick Achi a été élu avec 215 voix, soit 18 suffrages au-delà de la majorité requise, traduisant à la fois la discipline du groupe parlementaire RHDP et l’adhésion à l’homme.
Fin technocrate et stratège discret, Patrick Achi n’est pas un novice des arcanes du pouvoir. Il est l’un des principaux architectes du programme de gouvernement du Président Alassane Ouattara, qu’il maîtrise dans ses moindres détails. Un programme qu’il a souvent défendu, expliqué et incarné sur la scène publique.
Lors de la présidentielle, il a d’ailleurs représenté le candidat Alassane Ouattara sur plusieurs tribunes stratégiques, notamment sur les plateaux de la RTI, lors du temps d’antenne réglementaire accordé aux candidats, mais aussi face au patronat ivoirien, où il a su traduire la vision économique du Chef de l’État en langage de résultats, de réformes et de perspectives. Avec Patrick Achi au perchoir, le pouvoir mise sur un homme d’expérience, rompu à l’exercice de l’État, capable d’assurer une Assemblée nationale stable, disciplinée et en phase avec l’agenda de réformes de l’exécutif.
Nialé Kaba, un pilier de la politique économique

Technocrate accomplie, Nialé Kaba est une femme de compétence reconnue. Après la démission du gouvernement le 7 janvier dernier, elle a été, selon de nombreux observateurs, pressentie pour devenir la nouvelle Première ministre — un choix qui aurait marqué une première dans l’histoire politique de la Côte d’Ivoire. Depuis l’arrivée au pouvoir du président Alassane Ouattara, Nialé Kaba a occupé des postes ministériels stratégiques au cœur de l’économie. Les succès économiques enregistrés par le pays ces dernières années portent en partie sa signature, fruit de sa gestion rigoureuse et de sa vision claire pour le développement national.
Au sein du gouvernement Beugré Mambé 1, elle a dirigé le poste stratégique de ministre de l’Économie, du Plan et du Développement, pilotant les grandes orientations économiques du pays. Avec la formation du gouvernement Mambé 2, le président lui a renouvelé sa confiance en lui confiant le portefeuille des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Cette fois, Nialé Kaba franchit un échelon supplémentaire en accédant au rang de ministre d’État.
Après avoir contribué à tracer la trajectoire économique de la Côte d’Ivoire pour les décennies à venir, elle incarne désormais une voix forte et crédible pour défendre les intérêts du pays sur la scène internationale.
Touré Ibrahima
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