Le village de Banankoro, dans la sous-préfecture de Kaniasso, a battu au rythme du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, vendredi 7 août 2026. Placée sous le signe de la cohésion, de l’unité et du patriotisme, la célébration a enregistré une forte mobilisation des populations, des autorités administratives, coutumières et religieuses, ainsi que des forces vives. Dans son allocution, le sous-préfet de Kaniasso, Aman Félix, a salué cette mobilisation qui, selon lui, constitue le témoignage de l’espérance et de la fierté d’un peuple attaché à sa patrie.

La cérémonie officielle a débuté par une prise d’armes, moment solennel marqué par le salut aux couleurs et les honneurs militaires rendus au représentant du chef de l’État par un détachement mixte des Forces de défense et de sécurité. Dans une atmosphère empreinte de solennité, les participants ont ensuite assisté au défilé militaire et à celui des forces vives de la sous-préfecture, séquence qui a permis aux différentes composantes de la société locale de témoigner leur attachement à la République et aux valeurs qui fondent la nation ivoirienne.
Moment particulièrement attendu de cette fête nationale, le défilé des forces vives a donné à voir la diversité et le dynamisme de la communauté de Banankoro : associations, organisations de jeunesse, femmes et communautés ont défilé dans une ambiance festive. Le passage remarqué des cavaliers de Banankoro a constitué l’un des temps forts de la manifestation, suscitant enthousiasme et admiration parmi le public. Pour le sous-préfet, cette mobilisation exceptionnelle traduit « un sens remarquable de l’unité » et une expression de l’attachement des populations à leur pays.

Dans son intervention, Aman Félix a rendu hommage aux pionniers de l’indépendance, saluant le sacrifice de ceux qui ont contribué à hisser le drapeau ivoirien sur la scène internationale. Il a rappelé que l’indépendance constitue un héritage qui impose à chaque génération une responsabilité dans la construction d’une nation unie et prospère. « Le combat pour la libération n’est donc pas achevé », a-t-il souligné, estimant qu’il se poursuit désormais sur le front économique et du développement.
Au-delà de la dimension commémorative, cette fête a servi de tribune au représentant de l’administration pour appeler les populations à préserver la paix et la cohésion sociale. S’adressant particulièrement aux jeunes, le sous-préfet les a invités à privilégier le dialogue, la tolérance et le vivre-ensemble, tout en bannissant la violence verbale et physique. Il a également appelé les autorités coutumières à poursuivre leur rôle de médiation et de promotion de la paix, soulignant leur importance dans la prévention et le règlement des conflits.
Aman Félix a par ailleurs insisté sur la nécessité, pour les cadres de Banankoro et ceux du « Thron », de rester unis et solidaires autour de l’essentiel : le développement de leur terroir. Il a salué l’engagement du comité d’organisation, notamment la Mutuelle pour le Développement de Banankoro (MUDEBA), dont le soutien financier, logistique et moral a contribué à la réussite de la cérémonie. Il a exprimé sa reconnaissance au chef du village, à la notabilité, aux jeunes, aux femmes, aux communautés, à la SODEMI et à toutes les personnes ayant contribué à cette célébration.
La cérémonie s’est achevée dans une ambiance de fierté et d’espérance. Pour le sous-préfet de Kaniasso, le développement de Banankoro et de toute la circonscription passe par l’union, la discipline, le travail et la solidarité. « Chacun de nous doit être un acteur de la prospérité qui commence d’abord par notre sous-préfecture », a-t-il lancé, avant de renouveler son appel à l’entente et à la tolérance mutuelle. À Banankoro, la fête nationale aura donc été à la fois un hommage à l’histoire, une démonstration de patriotisme et un engagement collectif en faveur d’un avenir plus harmonieux.
Kindo Ousseny
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