Guiglo: Anne Ouloto lance une fondation pour bâtir la paix durable

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La troisième journée du Forum du Grand Ouest pour la paix, organisée à Guiglo, chef-lieu de la région du Cavally, a coïncidé, le 15 août 2025, avec la fête de l’Assomption. L’événement a rassemblé les filles et fils des régions du Cavally, du Guémon, du Tonkpi, du Bas-Sassandra, du Goh, de San Pedro, de la Marahoué, du Loh-Djiboua, entre autres, tous animés par une même vision : faire en sorte que l’expérience de stabilité et de paix vécue ces quinze dernières années se poursuive.

L’objectif est de promouvoir la culture de la paix dans cette partie de la Côte d’Ivoire, longtemps éprouvée par les conflits. Pour inscrire cette dynamique dans la durée, au-delà du forum et des périodes électorales souvent porteuses de tensions, la ministre d’État Anne Ouloto a consacré cette troisième journée à la pose de la première pierre d’une académie, représentant le premier acte d’une fondation en gestation, dédiée à la promotion de la paix. Cette structure aura pour mission de susciter des projets et des initiatives en faveur de la culture, de la paix, de la cohésion sociale, du développement et du bien-être des populations.

« La paix est une quête perpétuelle, permanente. La paix s’apprend, la paix se cultive. On ne peut pas s’arrêter en si bon chemin. Il faut aller plus loin. (…) Ce que nous recherchons, ce n’est pas la paix des hommes, la paix du bout des lèvres, la paix de circonstances, la paix pour une élection. Ce que nous recherchons, c’est la paix de Dieu, une paix sincère qui naît dans le cœur de l’homme pour inonder son cadre de vie et son environnement », a déclaré Anne Ouloto.

Elle a ensuite procédé à la pose de la première pierre d’une académie dédiée à la culture de la paix à Yaoudé, dans la commune de Guiglo. Cet acte symbolique, inscrit dans le cadre de la fondation, marque la volonté de faire de chaque être humain un bâtisseur du vivre-ensemble, du bien-être commun, un artisan de la non-violence et de l’amour du prochain.

« Que nous soyons musulmans ou chrétiens, c’est ensemble que nous allons prouver que la paix est possible », a affirmé la ministre d’État, sollicitant l’implication de tous dans la réalisation du projet et invitant chacun à porter le message de paix partout où il ira.

Elle a également indiqué qu’en accord avec le comité scientifique et le comité de suivi, la périodicité du forum sera déterminée après cette première édition. Son souhait est que, dès la deuxième édition, le nombre de participants soit multiplié par mille et qu’année après année, tous les Ivoiriens et Ivoiriennes, quelle que soit leur appartenance politique, religieuse ou ethnique, se retrouvent autour de cet idéal de paix.

« Oui, nous avons nos divergences, nos différences, mais nous sommes assis sur la même branche qu’est la Côte d’Ivoire, notre grande nation dont la marche ne doit pas s’arrêter. La Côte d’Ivoire doit continuer de grandir grâce à sa stabilité, grâce à la paix, à son développement », a poursuivi Anne Ouloto, ajoutant que le pays doit pouvoir partager cet idéal de paix avec les États de la CEDEAO et du continent africain.

Réitérant son appel à devenir des artisans de paix, elle a rendu hommage au président Alassane Ouattara, grâce à qui elle dit avoir été transformée intérieurement et être devenue une femme politique engagée à ses côtés, au service de la Côte d’Ivoire. « Je veux être comme le chef de l’État, dont le parcours inspirant rappelle l’amour et le pardon. C’est un homme politique qui ne rappelle jamais ce qu’il a souffert, ce qu’il a subi, ni les humiliations ou frustrations », a-t-elle soutenu.

Le porte-parole des chefs de village du canton Zaké Blao a salué la construction de l’académie à Yaoudé, qualifiant cet édifice d’important pour la promotion de la paix. « Les bras ouverts, nous accueillons… »

Serge Coulibaly depuis Guiglo

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