Les 2 et 3 septembre 2026, le secteur Sifié du Parc national du Mont Sangbé (PNMS) a posé ses valises à Kamalo et Gbetema, dans la sous-préfecture de Guintéguela. Cette mission de proximité, inscrite dans les missions régaliennes de sensibilisation de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), visait à rapprocher un peu plus les gestionnaires du parc des communautés riveraines. Dans une atmosphère d’échanges directs, les populations ont été invitées à mieux cerner les enjeux liés à la préservation de ce patrimoine naturel, ainsi que les bénéfices qu’elles peuvent en tirer.

À la tête de la délégation, le capitaine Guillaume Kouakou, chef du secteur Sangbé 2, a d’abord planté le décor en rappelant le contexte et les objectifs de cette tournée d’information, d’éducation et de communication (IEC). Pour lui, la conservation du Mont Sangbé ne peut reposer sur les seules épaules des agents de l’OIPR : elle exige l’implication constante des communautés installées aux abords de l’aire protégée. Il a ensuite cédé la parole à son proche collaborateur, le sous-lieutenant Alla Jean Cael, chargé de porter le message de l’OIPR auprès des populations.
Ce dernier a mis en lumière les nombreux services rendus par les aires protégées, en insistant sur ceux du Mont Sangbé : protection de la biodiversité, préservation des ressources naturelles, régulation du climat, maintien des équilibres écologiques et contribution au bien-être des communautés. Autant de fonctions souvent invisibles, mais essentielles au quotidien. À travers des explications simples et des exemples concrets, les habitants de Kamalo et Gbetema ont été sensibilisés à l’idée de considérer le parc comme un bien commun à protéger.
L’accent a aussi été mis sur les activités interdites dans l’aire protégée, à commencer par le braconnage. Le sous-lieutenant Alla Jean Cael en a détaillé les conséquences sur la faune et les équilibres naturels, tout en rappelant les sanctions prévues en cas d’atteinte à l’intégrité du parc. Un message sans ambiguïté : préserver le Mont Sangbé passe par le respect des règles qui encadrent son exploitation et sa protection.

La rencontre a également été l’occasion de présenter les conditions de candidature au Prix Vert, édition 2026, afin que les populations connaissent mieux les critères et les possibilités d’y participer. Au-delà de cette opportunité, les échanges ont surtout rappelé que les communautés riveraines peuvent devenir de véritables actrices de la conservation, en adoptant des comportements favorables à la protection des ressources naturelles et en relayant elles-mêmes les messages de sensibilisation.
Au terme de la tournée, le capitaine Guillaume Kouakou et le sous-lieutenant Alla Jean Cael ont insisté sur la nécessité d’une collaboration franche et durable entre l’OIPR et les populations riveraines. Pour les responsables du secteur Sifié, la conservation du Mont Sangbé ne saurait être pleinement efficace sans la confiance, l’adhésion et la participation des communautés. De Kamalo à Gbetema, le message de l’équipe de l’OIPR tient en une phrase : protéger le Mont Sangbé aujourd’hui, c’est préserver les richesses naturelles dont profiteront les générations futures.
Kindo Ousseny
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