Le collège moderne de Sifié a abrité, le 29 avril 2026, la 2e édition de sa journée culturelle des arts et de la musique. Au-delà des prestations artistiques, l’événement a été marqué par une importante action de sensibilisation environnementale, portée par la Direction de zone ouest de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), à travers son secteur Sangbé 2, partenaire privilégié de cette initiative éducative.

Conduite par le lieutenant Koffi Kouassi Yves Constant, la délégation de l’OIPR a saisi cette tribune pour s’adresser à un large public composé d’élèves, d’enseignants, d’encadreurs et de parents d’élèves sur les enjeux liés à la préservation des aires protégées en Côte d’Ivoire, avec un accent particulier sur le Parc national du Mont Sangbé.
Dans son intervention, le chef de délégation a mis en lumière la richesse exceptionnelle de la biodiversité ivoirienne, évoquant la diversité des espèces animales et végétales que recèle le parc, véritable patrimoine naturel à préserver pour les générations futures. « Nos aires protégées sont des trésors vivants. Elles abritent une biodiversité unique qu’il nous revient de sauvegarder », a-t-il déclaré devant un auditoire attentif.
Le lieutenant Koffi n’a pas manqué d’alerter sur les menaces qui pèsent sur ces espaces naturels, notamment les pressions anthropiques telles que le braconnage et l’exploitation anarchique des ressources. « Chaque acte de destruction fragilise l’équilibre de nos écosystèmes et compromet notre avenir commun », a-t-il averti, appelant à une prise de conscience collective.

Au-delà de la dimension écologique, les intervenants ont également mis en avant les enjeux économiques et climatiques liés à la conservation. Services écosystémiques, séquestration du carbone, potentiel touristique : autant d’atouts que recèlent les aires protégées et qui peuvent générer des revenus durables pour les communautés locales. « Préserver ces espaces, c’est aussi investir dans notre développement », a souligné l’orateur.
La phase d’échanges qui a suivi s’est révélée particulièrement animée. Les élèves, curieux et engagés, ont multiplié les questions sur les actions concrètes à mener pour protéger leur environnement. Enseignants et parents ont, quant à eux, salué l’initiative. Car ils estiment qu’elle contribue à forger une conscience écologique dès le plus jeune âge.
Pour terminer, le chef de délégation a invité les participants à devenir de véritables relais de l’OIPR dans leurs milieux de vie. « Préserver ces aires protégées, c’est protéger notre patrimoine naturel, sécuriser l’eau et le climat, et créer des revenus durables. Mais cela ne peut se faire sans l’implication franche des communautés », a-t-il conclu, lançant un appel à l’engagement citoyen pour un avenir plus durable.
Kindo Ousseny
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