Man / Lutte contre le cancer du col de l’Utérus : L’université  sensibilise ses femmes

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Le cancer du col de l’utérus selon Docteur Koné Zoumana, médecin-chef du centre de Santé urbain Henriette Konan Bédié de Man est le troisième cancer de la femme et deuxième en termes de mortalité après celui du sein. C’est pourquoi, le jeudi 13 juin dernier, dans le cadre d’une journée dédiée aux mamans de son institution, le président de l’université de Man a initié une journée de sensibilisation des femmes afin de les mettre à l’abri du « tueur silencieux ».

La conférencière du jour Elloh Yaba Micheline épouse N’guessan, sage-femme détachée à l’AIBF (Association ivoirienne pour le bien-être familiale),  a exhorté les jeunes filles en âge de procréer à éviter les rapports sexuels non protégés ; principales causes dudit cancer. Selon elle il existe un vaccin contre le papillomavirus, auteur du cancer du col de l‘utérus, qui existe pour les jeunes filles de 14 à 23 ans qui ne sont pas encore en activité sexuelle. Ce vaccin malheureusement ne peut se trouver qu’à l’institut national d’hygiène publique à Abidjan. Pour l’heure le vaccin n’est pas disponible à Man. Des initiatives sont en cours selon elle pour disponibilité le vaccin à l’intérieur du pays.

Cette maladie selon elle peut se dépister dans tous les centres de santé du pays et dans la région en particulier. « J’invite les femme à éviter les préjugés et à fréquenter les centres de santé pour tout mal qu’elles pourraient ressentir. Parce que si des cellules précancéreuses sont vite détectées, le traitement  peut se faire par crénothérapie ici même au Chr de Man. Autrement dit ça sera la chimiothérapie, la chirurgie ou la radiothérapie », a exhorté madame N’guessan.

Lors de la conférence Dr Koné Zoumana a apporté une contribution pour rappeler que le cancer du col de l’Utérus est un véritable problème de santé publique et doit être pris au sérieux par tous. « La difficulté avec ce cancer c’est qu’il évolue à bas bruit avec une modification de l’épithélium du col sans signe. Et quand on commence à saigner au niveau du col c’est qu’on est à un stade avancé », a souligné le Toubib.  C’est pourquoi il invite les femmes à avoir le bon réflexe en consultant un spécialise de santé dès qu’elle constate la moindre perturbation de son cycle menstruelle.

« Nous recommandons aux femmes de faire le dépistage du cancer du col par le frottis une fois pas an parce que cela nous permet de dépister de façons précoce les légions précancéreuse pour une bonne prise en charge », a-t-il conseillé. Cette rencontre a été l’occasion pour le président de l’université de Man de rendre un hommage à toutes les femmes qui travaillent dans son institution et d’offrir un présent à chacune d’elles.

Kindo Ousseny à Man.

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