Tonkpi/ La fondation Koblé lance une caravane du livre

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Redonner le gout de la lecture aux élèves du Tonkpi en vue de relever leur niveau de langue, telle est la volonté de la Fondation Koblé des Mandé du Sud. Ce mercredi 26 février 2020 elle a procédé au lancement officiel d’une caravane du livre. C’était en présence du préfet de la région du Tonkpi et des autorités du système éducatif.

Pour le préfet Mamadou Camara, secrétaire général de la chambre nationale des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire, Président-Fondateur de la Fondation Koblé , la caravane du livre est un projet symbolique que sa structure lance en direction des établissements primaires et secondaires de la région du Tonkpi. « Il s’agit de quatre cantines d’une centaines d’ouvrages chacune qui sont mis à la dispositions des établissements secondaires et primaires en les invitant à les lire et à préparer les enfants à produire des compte-rendus de lecture. A la fin de cinq ou six mois d’utilisation, on organise une évaluation pour identifier celui qui a fourni le meilleur compte-rendu de lecture et celui qui a lu le maximum de livre. On les mettra par la suite en complétion avec les autres établissements se sorte que lorsque le jury aura rendu son verdict, l’on puisse avoir des récompenses individuelles pour ceux qui ont le plus lu et des récompenses collectives pour l’établissement qui nous aura démontré que ses élèves ont lu le maximum de livre », a expliqué le président de la fondation Koblé.

Selon lui, les parents d’élèves, lorsqu’ils achètent les manuels scolaires, ils n’offrent pas de livre hors programmes à leurs enfants. Qui eux n’ayant pas d’argent ne sauraient s’acheter ces livres. C’est cette insuffisance que la Fondation Koblé veut corriger. « Ce que nous visons, c’est que les jeunes gens s’habituent chaque jour davantage à la compagnie du livre. Parce que le livre c’est l’évasion, c’est le livre qui nous permet d’améliorer notre niveaux de langue », a-t-il soutenu.

Cette initiative est saluée par le préfet de la région du Tonkpi, préfet du département de Man, Soro Kayaha Jérôme. « Je suis ici pour vous inviter à la lecture, à abandonner les abréviations sur les réseaux sociaux au profit des livres. Cela doit permettre à nos enfants de retourner au fondamentaux de la langue française », a indiqué le préfet de région. Pour lui, seule la lecture peu permettre à un enfant d’être le meilleur de sa génération. « Je préfère offrir un livre à un enfant plutôt que de lui offrir un smartphone qui pourrait faire baisser son niveau de langue avec les mots et abréviations qui n’existent nulle part dans le dictionnaire français. Même celui qui veut être fort en mathématique ou en n’importe quelle matière scientifique est obligé d’avoir une bonne maitrise de la langue française », a souligné Monsieur Soro.

Le secrétaire général de la Direction régionale de l’éducation nationale Traoré Gnintié estime que le manque de lecture est à l’origine de la baisse du niveau des élèves. C’est pourquoi il a fait savoir que cette activité vient à point nommé. Car dit-il, « un ouvrage d’Isaï Biton Coulibaly, disant du bien du livre,  rapporte qu’un écrivain disait que si vous voulez cacher quelque chose aux noirs il faut le mettre dans un livre parce que les noirs ne lisent pas. Je voudrais espérer que tous ceux qui sont rassemblés ici, vont aider à démentir cette conception. Le  livre regorge beaucoup de trésors, le livre permet une découverte de soi-même et permet d’élargir son horizon ».

Pour lui  Le premier outil dans le processus d’apprentissage des enfants reste le livre, or, les enfants lisent de moins en moins. C’est d’ailleurs ce qui l’emmène a invité tous  les participants à cette rencontre à faire en sorte que la lecture reprenne ses droits afin de combler les limites des élèves d’aujourd’hui. Il a traduit l’engagement de la direction régionale de l’éducation nationale à accompagner la fondation Koblé dans cette noble initiative.

Les premières écoles bénéficiaires sont le collège moderne Iba Diomandé de Sipilou, le Collège moderne de Banneu dans la sous-préfecture de Zouan-hounien, le collège catholique Saint Marty de l’Ouganda et l’école primaire publique de Séma dans la sous-préfecture de Sipilou.

Kindo Ousseny à Man

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