Parc naturel du Mont Sangbé : L’OIPR évalue l’efficacité de la gestion de l’aire protégée

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Au-delà des chiffres et des formulaires, c’est l’avenir d’un patrimoine naturel majeur qui se joue à la préfecture de Biankouma. Réunis depuis le 24 août 2026, l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) et ses partenaires ont officiellement ouvert, ce mercredi, l’atelier d’évaluation de l’efficacité de gestion du Parc national du Mont Sangbé, à l’aide de l’Integrated Management Effectiveness Tool (IMET). Autorités administratives, gestionnaires, partenaires techniques, représentants des communautés riveraines, ONG et universitaires ont répondu présents pour porter un regard collectif sur la gestion de cette aire protégée.

L’enjeu est clairement affiché : mesurer les progrès réalisés, identifier les difficultés et dégager des réponses concrètes. Pendant cinq jours, les participants sont appelés à renseigner le formulaire IMET, à apprécier les acquis de la gestion du parc et à proposer les mesures nécessaires pour corriger les insuffisances relevées. « Il s’agit de permettre à l’équipe de gestion et à ses partenaires de renseigner le formulaire de l’outil IMET, d’apprécier les progrès réalisés dans la gestion de ce site protégé, d’identifier les éventuelles difficultés rencontrées et de proposer les mesures appropriées pour y remédier », a expliqué le préfet de Biankouma, Soro Sana.

Avant de réunir tous les acteurs autour de la table, l’OIPR avait déjà balisé le terrain : les 22 et 23 août ont été consacrés à un travail préparatoire conduit par une équipe restreinte de la Direction de zone Ouest. Cette phase de pré-atelier a permis le pré-remplissage du formulaire IMET et la préparation des premiers éléments devant nourrir les échanges. Une démarche saluée par le préfet Soro Sana, qui a tenu à féliciter cette équipe, « réunie depuis dimanche après-midi et qui travaille avec abnégation afin de préparer les conditions nécessaires à l’atteinte des objectifs de cet atelier ».

Prenant la parole au nom du directeur général de l’OIPR, le colonel Zouo Richard a situé cette rencontre dans une dynamique plus large de partenariat en faveur de la conservation. Il a rappelé que l’initiative s’inscrit dans le cadre de l’accord de financement conclu entre la Fondation pour les parcs et réserves de Côte d’Ivoire (FPRCI) et la société Barry Callebaut. « Ce partenariat innovant vise à renforcer la conservation du Parc national du Mont Sangbé », a-t-il souligné, ajoutant qu’il traduit une volonté commune de concilier préservation de la biodiversité, restauration des écosystèmes forestiers et promotion d’une production cacaoyère durable.

Pour l’OIPR, l’IMET n’est pas un simple exercice administratif mais un véritable outil d’aide à la décision. « C’est un instrument reconnu qui permet à l’équipe de gestion d’une aire protégée et à ses partenaires d’évaluer, de manière objective et participative, les progrès accomplis », a indiqué le colonel Zouo Richard, précisant que l’exercice doit aussi permettre d’identifier les difficultés et de dégager les mesures correctives nécessaires. Une approche qui traduit, selon lui, l’engagement de l’OIPR en faveur d’une démarche de transparence, de rigueur et d’amélioration continue.

Président du Comité de gestion locale du Parc national du Mont Sangbé, le préfet Soro Sana a, de son côté, appelé les participants à ne pas rester de simples observateurs : « Votre contribution est essentielle pour permettre l’émergence de propositions concrètes et pertinentes, à même de contribuer significativement à l’amélioration de la gestion de notre patrimoine naturel. » Pour l’autorité préfectorale, la réussite de l’atelier dépendra de la qualité des contributions, de l’assiduité et de la capacité des différents acteurs à confronter leurs expériences dans un esprit constructif.

Cette volonté de croiser les regards se traduit par une large mobilisation : Une trentaine de participants prennent part aux travaux, aux côtés des responsables de l’OIPR figurent les autorités administratives, les représentants des populations riveraines de Sangbé, des ONG, des enseignants chercheurs issus des universités de Daloa et de Man, ainsi que des professionnels des médias. Une diversité de profils censée enrichir le diagnostic et confronter les réalités du terrain aux données de gestion du parc.

Au terme de l’exercice, trois résultats sont attendus : la revue et le renseignement du formulaire IMET, la proposition de mesures appropriées pour corriger les insuffisances identifiées, et la validation des recommandations issues des travaux. « C’est de la qualité de nos échanges que dépendra la pertinence des mesures qui seront proposées pour une gestion optimale du Parc national du Mont Sangbé », a résumé le colonel Zouo Richard. À Biankouma, l’atelier se veut ainsi bien plus qu’une évaluation : il entend transformer un diagnostic partagé en décisions capables de renforcer durablement la conservation du Mont Sangbé.

KINDO Ousseny

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