Cavally: Ces realisations qui changent le visage de la région

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Depuis 2018, le Cavally connaît une accélération de son développement. Écoles, centres de santé, routes, électrification, autonomisation des femmes et des jeunes, sécurité ou encore valorisation du patrimoine culturel : sous la présidence d’Anne Désirée Ouloto-Lamizana, le Conseil régional a multiplié les initiatives. À celles-ci s’ajoutent plusieurs grands projets structurants engagés par l’État. Tour d’horizon d’une région en pleine mutation.

Dans le Cavally, le changement se lit désormais dans le paysage. Dans les villes comme dans les villages, de nouvelles infrastructures sont sorties de terre, tandis que d’autres ont été réhabilitées.

Arrivée à la tête du Conseil régional en 2018, Anne Désirée Ouloto-Lamizana a placé l’amélioration des conditions de vie des populations au cœur de son action. Éducation, santé, lutte contre la pauvreté, formation professionnelle, sécurité et culture constituent quelques-uns des principaux axes de cette politique.

L’école et la santé en première ligne

L’éducation occupe une place de choix dans les investissements du Conseil régional. Des collèges de proximité ont été construits dans plusieurs localités, rapprochant ainsi l’école des enfants et des familles. Des dizaines de salles de classe, des cantines et autres infrastructures scolaires ont également été construites ou réhabilitées.

L’objectif est notamment de réduire les longues distances que doivent parcourir certains élèves pour rejoindre leur établissement et d’améliorer leurs conditions d’apprentissage.

La même dynamique est observée dans le secteur de la santé. Des centres de santé, dispensaires, maternités et pavillons d’hospitalisation ont été réalisés. A cela s’ajoutent des équipements biomédicaux ainsi que des ambulances destinées à faciliter l’évacuation des malades vers des structures disposant de plateaux techniques plus importants.

Lors de la crise de la Covid-19, le Conseil régional avait également renforcé son dispositif d’intervention en distribuant du matériel d’hygiène et de protection et en apportant des moyens supplémentaires aux structures sanitaires.

Femmes et jeunes : le pari de l’autonomisation

Mais construire des bâtiments ne suffit pas. La lutte contre la pauvreté s’est également imposée comme l’un des chantiers du Conseil régional.

Des mécanismes de financement ont ainsi permis d’accompagner des projets portés par des femmes et des jeunes. Productrices de vivriers, commerçantes et petits entrepreneurs ont bénéficié de formations ou de financements destinés à développer leurs activités et à accroître leurs revenus.

A Bloléquin, le « Chantier-école » participe à cette politique d’insertion. Le centre offre notamment une possibilité de formation professionnelle à des jeunes sortis du système scolaire, en les orientant vers des métiers liés à l’agriculture.

Le Conseil régional a également apporté son appui aux forces de sécurité, notamment à travers la mise à disposition de véhicules aux brigades de gendarmerie de la région.

A Guiglo, une caserne pour répondre aux urgences

C’est l’une des infrastructures emblématiques réalisées dans la région : le Centre de secours d’urgence de Guiglo.

Le projet, engagé avant l’arrivée de l’actuelle équipe régionale, connaissait des difficultés. Dès sa prise de fonction, Anne Désirée Ouloto-Lamizana s’est engagée à œuvrer à son achèvement.

Inauguré en février 2022 en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Vagondo Diomandé, le centre a considérablement renforcé le dispositif de protection civile dans le Cavally.

Incendies, accidents de la circulation, catastrophes et autres situations d’urgence peuvent désormais bénéficier d’une réponse de proximité. Une avancée importante pour une région qui ne disposait pas auparavant de moyens suffisants dans ce domaine.

Routes : enfin le bout du tunnel

Le désenclavement reste l’un des enjeux majeurs du développement du Cavally. Et sur ce front, plusieurs chantiers portés par l’État ont progressivement changé la donne.

Les axes Duékoué-Guiglo-Bloléquin, Bloléquin-Toulépleu-frontière du Liberia, Toulépleu-Zouan-Hounien ou encore Guiglo-Taï figurent parmi les grands projets routiers qui intéressent directement les populations de la région.

Pour les habitants, les transporteurs et surtout les producteurs agricoles, ces routes représentent bien plus que du bitume. Elles facilitent les déplacements, réduisent les difficultés d’évacuation des productions agricoles et ouvrent davantage les localités vers les grands centres économiques.

L’électrification a, elle aussi, fortement progressé. Le département de Taï, longtemps à la traîne dans ce domaine, a notamment bénéficié du raccordement de ses villages au réseau électrique national. Dans l’ensemble du Cavally, de nombreuses localités autrefois plongées dans l’obscurité ont désormais accès à l’électricité.

Le chantier de l’eau potable avance également, avec la construction et le renforcement d’infrastructures hydrauliques ainsi que l’extension de réseaux de distribution.

Routes, électricité, eau potable : progressivement, le désenclavement prend ainsi une autre dimension.

La culture pour ne pas perdre ses racines

Développer une région, c’est aussi préserver ce qui fait son identité.

Dans le Cavally, cette ambition s’est notamment matérialisée par la mise à disposition d’un espace consacré à la chefferie traditionnelle. Un lieu destiné aux rencontres, à la médiation et à la transmission des valeurs et traditions locales.

À cela s’ajoutent des initiatives culturelles comme le festival Boyé Gôh à Guiglo et le Nhhaa Hii Festival de Toulépleu. Au-delà de leur caractère festif, ces rendez-vous offrent une vitrine aux danses, aux tenues, à la gastronomie et aux traditions du peuple Wê.

Ils constituent également des occasions de rassemblement et de brassage des populations dans une région profondément marquée par les crises qu’a connues la Côte d’Ivoire.

Un visage qui change

En quelques années, le Cavally a donc vu se multiplier les chantiers. Certains relèvent directement du Conseil régional, quand d’autres sont portés par l’État avec l’implication et le plaidoyer des autorités locales.

Beaucoup reste certes à faire. Les attentes demeurent importantes, notamment en matière de routes, d’emploi des jeunes, de santé et d’accès aux services de base. Mais d’un village à l’autre, d’un département à l’autre, les transformations sont visibles.

Écoles, centres de santé, routes, électricité, eau potable, sécurité, autonomisation et culture : petit à petit, le Cavally change de visage.

Sercom

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