KOUIBLY: Trois gardes pénitentiaires séquestrent et torturent un tenancier de bar

Temps de lecture : 2 minutes

Par Doumbia Balla Moïse / Sanogo Moussa(38 ans), Sangaré Daouda(25 ans) et Ouattara Boukari(36 ans), tous  les trois gardes pénitentiaires à la maison d’arrêt et de correction de Man, se sont rendus coupables de séquestration, de coups et blessures et de tentative d’extorsion de fonds.

C’était dans la nuit du 24 au 25 décembre 2017 à Kéhibly, dans le département de Kouibly. Ils iront croupir pendant 3 et 5 mois fermes dans la prison où ils travaillent.

En effet, invité par son beau-frère, Sanogo Moussa se fait accompagner par deux de ses collègues pour la fête de Noel à Kéhibly. C’est donc en « mode django » que le super garde pénitentiaire et ses collègues débarquent comme dans un Western à Kéhibly en début d’après-midi.Leur arrivée dans le village met en branle tous les jeunes délinquants qui leur font de la place. Sanogo Moussa et sa bande vont « chauffer » jusqu’au environ minuit avant de quitter les lieux.

C’est ainsi que Sanogo aperçoit dans le noir, Guipama Adama en train de fumer devant son bar. Il se rue sur lui et l’accuse d’être en train de fumer du cannabis. Adama va donc se dégager avant de prendre la poudre d’escampette. Poursuivi par Sanogo, Adama termine sa course dans un bas-fond où il se fait prendre par le garde pénitentiaire. Conduit chez le chef du village qui est aussi le beau-père de Sanogo, Adama sera menotté à un apatam avant d’être copieusement lynché par les trois gardes pénitentiaires et ce, sous le regard indifférent du chef du village.Et comme si cela ne suffisait pas, les ravisseurs demandent à Adama de leur verser la somme de 100.000 f cfa pour sa libération. Et mieux, ils iront perquisitionner son domicile, mais ne trouveront rien de compromettant.

C’est donc révoltée que la jeunesse burkinabée fait irruption chez le chef du village le lendemain matin, pour manifester leur indignation. Les trois gardes pénitentiaires seront donc écroués par la gendarmerie de Kouibly en patrouille dans le village de Kéhibly.

A la barre du tribunal de Man où ils ont comparu, le mardi 10 janvier 2018, les trois « mousquetaires » nient en bloc les faits mis à leur charge. Ce à quoi, le tribunal ne croit pas. En répression, les a condamné respectivement à 5 mois fermes pour Sanogo Moussa, leur chef et 3 mois fermes pour Sangaré Daouda et Ouattara Boukari, ses collègues.

Loading

Partager, c'est aimer!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *