Reportage/ Une journée dans le four géant à sacharose de Borotou-Koro

Temps de lecture : 2 minutes

Borotou-Koro, c’est la bourgade modernisée située à 80 km à l’Est de Touba, région du Bafing qui abrite depuis 1978, une usine de fabrication de sucre alimentaire.

Un champ de cannes moderne à Borotou-Koro

À la faveur d’une sortie détente et didactique de l’amicale des personnels du lycée gouverneur Abdoulaye Fadiga de Touba le 28 avril 2018, nous avons recueilli de précieuses informations pour les lecteurs de Man-ville.net. Reportage. 

Sucrivoire : Services et objectifs 

Créé dans les années 1977-1978, le complexe sucrier de Borotou-Koro s’appelle depuis quelques années « Unité agricole de production » Sucrivoire. Elle est dirigée par M. Eba Franck qui coordonne l’administration avec cinq autres directeurs sectoriels, à savoir les directeurs Maintenance-usine, Plantation, Matériels, Médico-social et développement durable. Sucrivoire est la jumelle de l’usine implantée à Zuenoula, toutes les deux appartements à une multinationale.

L’objectif visé pour cette campagne 2017-2018, selon notre informateur Fulgence, est de 54200 T. Mais la moyenne de sucre produit n’atteint que 50.000 T/an. 

La campagne court d’octobre à fin avril chaque année. Le sucre obtenu est de deux ordres : Le sucre granulé et le sucre en carreaux.

Vers la finition du produit de la canne

Contrairement à l’usine de Zuenoula qui produit du sucre essentiellement roux, Sucrivoire de Borotou-Koro fait du sucre blanc après des manipulations à l’aide du charbon chimique.

Avant l’obtention du sucre, était le travail à la chaîne

Par an, 16.000 ha de plantations de cannes industrielles et 5600 ha de cannes villageoises sont plantées et coupées pour transformation. Ce grand travail est fait par une main-d’oeuvre essentiellement issue du Burkina-Faso.

En aval, les cannes sont plantées, entretenues, brûlées et coupées. Suivent les étapes de l’usine où l’on passe au broyage, à l’épuration, l’évaporation et à la cristallisation.

Les trois dernières étapes se situent en amont. Deux affluents du fleuve Sassandra permettent à l’usine d’avoir de l’eau couramment pour l’irrigation de ses plantations à l’aide de machines géantes à pivots.

Mandé Adams

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