Les populations des villages de Sorba et de Tompoudié, dans la sous-préfecture de Gouiné, ont été sensibilisées aux enjeux de la préservation du Parc national du Mont Sangbé (PNMS) à l’occasion de deux séances de proximité organisées le vendredi 5 juin 2026 par le Secteur Mont Sangbé 1 de l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR). Cette initiative s’inscrit dans le cadre des actions de communication pour le changement de comportement prévues dans le plan d’opérations 2026 de la Direction de Zone Ouest, gestionnaire de cette aire protégée.

Conduites par le lieutenant KONÉ Yaya, chef du Secteur Mont Sangbé 1, ces rencontres visaient à renforcer la sensibilisation des communautés riveraines face à la menace grandissante du braconnage qui porte atteinte à l’intégrité écologique du parc. Les autorités villageoises, les chefs de communautés, les guides religieux, les jeunes et les femmes des deux localités ont répondu présents à l’appel. Au total, 73 personnes, dont huit femmes, ont pris part à ces échanges.
Au cours de son intervention, le lieutenant KONÉ Yaya a présenté aux participants les richesses naturelles du Parc national du Mont Sangbé, mettant en avant sa biodiversité exceptionnelle, ses potentialités touristiques ainsi que les nombreux services écosystémiques qu’il procure aux populations riveraines. Il a notamment souligné le rôle du parc dans l’approvisionnement en eau des localités des départements de Biankouma, Touba et Séguéla, sa contribution au maintien de la productivité agricole et son impact positif sur la régulation du climat.
L’officier de l’OIPR a également rappelé que le parc constitue une source d’opportunités pour les jeunes à travers les activités de suivi écologique et d’aménagement. Selon lui, la préservation de cette aire protégée est indispensable pour garantir la pérennité de ces bénéfices et assurer un développement durable des communautés qui vivent à sa périphérie.
Abordant la question du braconnage, le chef de secteur a attiré l’attention des participants sur les conséquences de cette pratique illégale. Il a expliqué que le braconnage favorise la disparition progressive de certaines espèces animales, réduit l’attractivité touristique du parc et augmente les risques de propagation de maladies zoonotiques entre la faune sauvage et les populations humaines.

Le lieutenant KONÉ Yaya a également insisté sur la fermeté des dispositions légales en vigueur. Il a rappelé que la chasse est interdite en Côte d’Ivoire et que toute personne impliquée dans des activités de braconnage à l’intérieur ou aux abords du parc s’expose à des poursuites judiciaires et à de lourdes sanctions. Il a notamment dénoncé les nouvelles stratégies adoptées par certains chasseurs qui ciblent désormais les animaux à proximité des limites du parc.
Face à cette situation, il a exhorté les populations à adopter des comportements éco-citoyens, à respecter les textes régissant la gestion des aires protégées et à coopérer davantage avec les agents de l’OIPR. Pour lui, la protection du Parc national du Mont Sangbé demeure une responsabilité collective qui nécessite l’implication active de tous les acteurs locaux.

Les échanges ont également permis d’informer les participants sur le concours « Prix Vert 2026 » initié par la Direction de Zone Ouest de l’OIPR. Le lieutenant Koné Yaya a indiqué que les documents relatifs à cette compétition sont en cours de finalisation par le comité d’organisation, tout en rappelant que son lancement officiel est intervenu le 20 mai 2026 lors de la première session annuelle du Comité local de gestion du Parc national du Mont Sangbé.
À travers cette campagne de proximité, l’OIPR entend renforcer la conscience environnementale des populations riveraines et consolider leur engagement dans la lutte contre le braconnage. Un objectif essentiel pour préserver durablement ce joyau naturel national et transmettre aux générations futures les immenses richesses écologiques du Parc national du Mont Sangbé.
KINDO OUSSENY
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