Face aux conflits Fonciers récurrents à l’ouest / L’appel des cadres Pdci du Tonkpi

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Les conflits fonciers ont fait trop de dégât à l’ouest. Le dernier en date est celui de Gandié dans la sous-préfecture de Gbonné, département de Biankouma. Et les cadres de la région souhaitent que soit définitivement mis un terme à cette situation qui cause trop de tores aux populations de l’ouest.

Pour le professeur Gba Daouda, les peuples de l’ouest sont des peuples paisibles et hospitaliers. Ils accueillent tous les peuples mais malheureusement, selon lui, ceux qui arrivent en font un peut trop et cette situation crée des troubles sur tout l’ouest, du Bafing au sud-ouest en passant par le Guémon et le Cavally. « Les législateurs ivoiriens ont légiféré sur le dossier du foncier en Côte d’Ivoire. La dernière constitution de la troisième république a repris le dossier et a donné du pouvoir aux autochtones en ce qui concerne la conservation de leur propriété foncière. Mais nous constatons que malgré toutes ces dispositions réglementaires, juridiques et législatives il y a toujours des incursions et le problème foncier crée toujours des troubles extraordinaires dans tout le pan ouest de la Côte d’Ivoire », a-t-il déploré. De son avis, ce dossier doit être définitivement adressé par les autorités compétentes de ce pays. C’est pourquoi, il soutient que le président de la République doit se saisir lui-même de ce dossier du foncier à l’ouest pour que la paix définitive revienne sur le far ouest de la Côte d’Ivoire.

De son Côté le ministre Bleu Lainé Gilbert estime que les populations doivent toujours se référer aux autorités compétentes toutes fois qu’elles se sentent lésées dans leurs droit. « Nul n’a le droit de se faire justice parce que nous sommes dans un pays organisé et bien structurés. Nous sommes dans un Etat de droit », a souligné l’ancien ministre de l’Education nationale. Lors de la visite de la délégation du Pdci a Gandié, le porte-parole de la population, Gouessé Touré Ambroise  est revenue sur les causes du conflits qui a eu pour conséquence la destruction du village. D’après lui, il s’agit d’un litige foncier autour d’une forêt sacrée du village. « Nous avons le sentiment que la justice nous a oublié parce que un des nôtres a été mis aux arrêts tandis que les assaillants qui ont détruit le village sont libres de leurs mouvements. Nous souhaitons que justice soit rendue » a-t-il dénoncé.

Réagissant au message de la population, le sous-préfet de Gbonné Albert Afanga a assuré les populations de Gandié de ce que les plus hautes autorités du pays suivent de très près ce qui se passe à Gandié. « Vous n’avez pas à vous inquiéter. Les autorités judiciaires font leur travail, la gendarmerie fait son travail et justice sera rendue », a-t-il assuré. Pour lui, la population a le sentiment que les procédures sont lentes. Mais en pareille situation, on ne se précipite pas pour tomber dans des erreurs. L’administrateur civil a lancé un appel au calme.

« Evitez toute forme de riposte. Parce que si vous osez mener une riposte contre les communautés qui vous ont attaqués, les conséquences peuvent être dramatiques. Selon lui, une solidarité humanitaire est en train de se manifester autour de Gandier dont l’accès est très difficile à cause du mauvais état de la route. Une situation qui fait dire au sous-préfet que la jeunesse doit mettre la main à la patte pour réparer la route afin de faciliter l’accès au village de Gandiè par les bonnes volontés.

Kindo Ousseny à Man

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