Défense des droits de la femme : l’Ong Likoleh engage les chefs coutumiers de Biankouma

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L’Ong Likoleh Côte d’Ivoire a eu une importante rencontre avec les chefs coutumiers, les leaders des organisations de femmes, et les présidents de jeunes  de la sous-préfecture de Biankouma ce lundi 04 juin 2018 dans la salle des réunions de la sous-préfecture. 

La rencontre qui était présidée par le sous-préfet Aliali Hervé a été l’occasion pour les envoyés de Likoleh Côte d’Ivoire d’expliquer le bien-fondé du respect des droits de la femme à travers des sensibilisations.  

Selon Mr Doudou Mimi, la femme étant le socle de la cellule familiale, il est impérieux pour les communautés de leur accorder une place honorable dans la société. C’est pourquoi, il a annoncé qu’avec l’appui financier de la fondation Osiwa (Open Society Initiative for West Africa)  , Likoleh doit sensibiliser les parents de la région afin qu’ils accordent plus d’importance à la femme. « Nous allons faire un plaidoyer auprès des chefs coutumiers pour que des femmes soient insérées dans les instances de décision (les bureaux des notabilité et de chefferie traditionnelles) ; mettre en place des comités de défense des droits de la femme, dont certaines de leurs missions doivent consister à inviter les parents à déclarer les naissances, et à scolariser les enfants. L’école étant devenue obligatoire en Côte d’Ivoire », a annoncé l’assistant du coordonnateur projet de Likoleh Côte d’Ivoire.

 En plus, dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’autonomisation de la femme à travers l’Epargne-Crédit communautaire pour le développement (EPC), Likoleh entend apporter un appui financier à 30 groupements de femmes dans la région dont 10 dans la sous-préfecture de Biankouma. « Il s’agira d’un petit appui financier qui doit varier entre 50 et 60 milles francs par groupement sélectionné selon des critères définis par le sous-préfet », a précisé le chef de la délégation de Lokoleh.

 Le sous-préfet de Biankouma, Hervé Aliali, a salué cette initiative de l’Ong Likoleh avant de s’engager pour son appropriation dans le but de garantir sa réussite et faire profiter plus méritants. « C’est une bonne action que nous encourageons. Cela m’emmène à vous rappeler l’importance de s’organiser afin de ne pas rater ce genre d’opportunité. Seuls les groupements dont les activités impactent positivement la communauté pourront bénéficier des appuis », a indiqué l’administrateur civil.

L’occasion était belle pour lui se sensibiliser ses administrés sur la nécessité de garantir la cohésion et préserver la paix sociale, préalable à toute œuvre de développement.

Hervé Aliali a par ailleurs invité les chefs coutumier à recenser et identifier les forêts sacrées de leurs localités afin de pouvoir assurer les protections par les services des eaux et forêts et prévenir d’éventuel conflit fonciers comme nous l‘avons connu récemment à Gandié  dans la sous-préfecture de Gbonné. Un conflit ayant fait un mort et d’énormes dégâts matériels.

De leur côté, les chefs coutumiers de Biankouma, par la voie de leur président Louaty Soumahoro, se sont engagé à modifier leurs bureaux en y ajoutant des femmes. Ils ont aussi sollicité l’appui du sous-préfet dans le réaménagement de leurs nouveaux bureaux respectifs.

Kindo Ousseny à Man

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