Séminaire sur le journalisme dialogique à Bobo-Dioulasso

Temps de lecture : 3 minutes

La migration au centre des débats

Ce dimanche 10 juin 2018, jours 2 du séminaire sur le journalisme Dialogique, les formateurs ont instruit les participants et les invités sur la question de migration. Selon le président de cette session de formation, le journaliste écrivain et professeur Italien Michele Zanzucchi, venu du Liban par ailleurs spécialiste des questions de migration, environ 60 millions de personnes dans le monde cherchent à changer de pays. Ce qui fait dire Michele Zanzucchi, que la migration est un phénomène qui concerne tous les continents du monde entier.

 Ce phénomène trouve sa source dans la volonté des personnes d’aller chercher un mieux-être ailleurs. Dans des pays comme la Syrie, la guerre est la principale cause de la migration des peuples et la situation évolue de mal en pis. « Le Liban, un pays de 4 millions d’habitants a accueilli 1,5 millions de réfugiés Syriens. Et l’émigration a un énorme impact sur nos sociétés », fait-il remarquer. C’est pourquoi dit-il, le journalisme dialogique trouve tout son sens, un journalisme facteur d’union et de paix, qui proscrit toute forme de division afin de trouver des réponses à ce phénomène qui menace la planète.

Le président de la formation a cité en exemple des pays comme la Hongrie qui sont barricadés pour empêcher les émigrants d’avoir accès à leurs territoires. Une situation qui d’après le conférencier est due au fait que ces pays par le passé ont connu des invasions et des agressions étrangères. En Colombie, en Amérique du sud il y a d’importantes migrations des populations vers les Etats unis.

 En Afrique le phénomène n’est plus à décrire, il est connu de tous, c’est pour cela que les journalistes doivent savoir aborder la question d’une façon correcte. Parce que le phénomène concerne plus les points de départ. Et des points de vue différents doivent être pris en comptes. « Il faut être très attentif et ne pas avoir des idées préconçues. Et éviter de penser que tous ceux qui viennent de l’Afrique doivent apporter la ruine et la misère en Europe », a-t-il conseillé. Pour lui les journalistes doivent être attentifs sur la question. Vers la fin de ses propos, le président du séminaire a indiqué que la migration montre que les peuples du monde sont une famille. « Nous sommes tous frères et sœurs sur cette terre », a-t-il conclu.

Pour le second panéliste, Touré Ibrahima, journaliste à man-ville.net, le phénomène de l’immigration est une réalité en Côte d’ivoire. « La ville de Daloa est devenue célèbre du fait de la présence surplace d’un réseau de passeurs », a-t-il relevé. Selon lui à Man dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, tout un quartier s’est vidé de sa jeunesse. Une situation qui a créé la détresse dans des familles qui n’avaient plus de nouvelle de leurs progénitures. Pour le confrère, l’esclavage des temps modernes existent, il en a fait cas dans l’un de ses papiers, depuis 2016. « Aujourd’hui tous les jeunes sont gagnés par le virus de l’immigration qui est un phénomène ancien, devenu mortel et il faut faire quelque chose pour y remédier », a-t-il recommandé.

Le troisième panéliste Dah Josiane a fait un témoignage selon lequel les filles qui s’adonnent à l’immigration sont souvent victimes d’abus et d’exploitation sexuelle.

Selon le professeur Guy Constant Ehoumi la question de l’immigration se présente comme un épiphénomène au Bénin. Les ressortissants des pays voisins qui se fréquentent y vivent sans papiers et ne sont jamais inquiété parce que considérés comme des frères.  Pour lui, « l’ailleurs meilleurs est mieux chez soi ». C’est pourquoi il recommande une bonne éducation des jeunes à la base et surtout la culture du travail chez soi.

Le panéliste Armand venu du Cameroun s’est appesanti sur le cas de son pays qui connait un afflux massif de réfugiés et de déplacés à cause des attaques terroristes de Bokoharam. Cette séance a enregistré la présence des autorités politiques, administratives et religieuses de la ville de Bobo-Dioulasso. Des artistes locaux et ceux du Niger ont donné une note de gaité au panel.

Kindo Ousseny à  Bobo-Dioulasso.

Loading

Partager, c'est aimer!

One Reply to “Séminaire sur le journalisme dialogique à Bobo-Dioulasso”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *