Ganhoué: La DPSD appelle à une union sacrée contre la drogue

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Le lundi 20 juillet 2026, le village de Ganhoué, dans le département de Ouaninou, a vibré au rythme d’une cause commune : protéger sa jeunesse du fléau de la drogue. À l’initiative de l’antenne régionale de la Direction de la Police des Stupéfiants et des Drogues (DPSD) de Man, une vaste séance de sensibilisation s’est tenue dans le cadre de l’opération Vacances Sécurisées ». Autorités administratives, chefs traditionnels, guides religieux, femmes, jeunes et élèves en vacances s’y sont retrouvés, unis autour d’un même objectif.

Tout au long de la rencontre, les agents de la police antidrogue ont pris le temps d’expliquer, avec des mots simples et des exemples concrets, ce que la drogue fait subir à la santé, à la scolarité, à la vie de famille et à la sécurité de tous. Plutôt qu’un simple discours descendant, l’échange a pris la forme d’un dialogue : chacun était invité à devenir, chez lui, le premier rempart contre la consommation et le trafic. Les jeunes, en particulier, ont été appelés à faire des choix responsables pendant ces vacances, une période où les mauvaises fréquentations guettent souvent davantage.

Le commissaire Koné Tinnon, chef de l’antenne régionale de la DPSD de Man, a d’abord remercié la population de Ganhoué pour son accueil chaleureux. Il a ensuite rappelé l’esprit de la démarche : informer et sensibiliser élèves, jeunes, femmes et population sur les dangers de la drogue et de son trafic. Pour lui, les vacances scolaires doivent rimer avec épanouissement, non avec addiction. « La drogue détruit la santé, perturbe les études, brise les familles et nourrit la violence. Personne n’est à l’abri. Les parents doivent rester attentifs, et les jeunes doivent avoir le courage de dire non », a-t-il insisté.

Le commissaire de police a également tenu à rassurer : la sensibilisation n’exclut pas la fermeté. Les opérations de recherche et d’interpellation des trafiquants se poursuivront sur le terrain. Il a appelé les habitants à signaler tout comportement suspect à leurs forces de sécurité. « Ensemble, nous pouvons protéger nos villages et nos quartiers », a-t-il lancé, avant d’encourager les jeunes à profiter de leurs vacances pour apprendre un métier, pratiquer un sport ou se tourner vers toute activité utile à leur avenir. Sa conclusion a résonné comme un avertissement autant qu’un espoir : la drogue ne résout rien, elle brise les rêves.

Ce message a trouvé un écho immédiat auprès des autorités coutumières. Le chef du canton Toubako, Diomandé Lanciné, y a vu une véritable marque d’attention de l’État envers les populations rurales. « Ils travaillent pour protéger la vie de nos enfants. Si nos enfants tombent dans la drogue, c’est toute notre communauté qui est détruite », a-t-il confié, non sans remercier la Police nationale, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, ainsi que toute la hiérarchie de la DPSD. Il s’est engagé à relayer ce message dans tous les villages du canton, promettant une collaboration sans faille avec les forces de l’ordre.

Du côté religieux, l’imam Aboubakary Sanogo a ramené le débat sur le terrain de l’éducation et des valeurs spirituelles, rappelant que la prévention commence dans les familles. « C’est parce que nous avons parfois failli dans l’éducation de nos enfants que certains se retrouvent dans la consommation de la drogue », a-t-il reconnu avec humilité, avant de rappeler que l’islam interdit formellement drogue et alcool. Évoquant avec fierté que la directrice générale de la DPSD, la générale de police Touré Mabonga, est elle-même une fille de Ganhoué, il a invité ses concitoyens à se montrer exemplaires : « Ce combat est aussi moral et spirituel. »

Au terme de cette journée, un constat s’impose : la lutte contre la drogue ne se gagnera pas par la seule action des forces de sécurité. Elle a besoin des familles, des chefs traditionnels, des guides religieux, des enseignants et des jeunes eux-mêmes. À Ganhoué, cette mobilisation collective porte une ambition claire : faire des vacances scolaires un temps de formation, d’épanouissement et de citoyenneté, sur toute l’étendue du territoire.

KINDO Ousseny

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