Mont Sangbé : L’OIPR renforce son partenariat avec les communautés riveraines

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La salle de réunion de la préfecture de Biankouma a accueilli, ce mercredi 29 juillet 2026, la deuxième session ordinaire du Comité de Gestion Locale (CGL) du Parc national du Mont Sangbé (PNMS). Présidée par le préfet du département, Soro Sana, la rencontre a réuni autorités administratives, représentants de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), élus locaux, organisations communautaires et partenaires engagés dans la préservation de cette aire protégée, avec pour objectif d’évaluer les actions menées, d’examiner les perspectives et de consolider la gouvernance participative du parc.

Dès l’ouverture, le colonel Gonto Gbassaha, conseiller technique du Directeur général de l’OIPR, en mission à la 48ᵉ session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO en Corée du Sud, a salué l’engagement constant des communautés riveraines, rappelant que la protection du PNMS repose avant tout sur la mobilisation des populations vivant à sa périphérie. « La sauvegarde du Mont Sangbé ne sera jamais l’affaire de l’OIPR seul ; elle se construit chaque jour avec les populations qui vivent à ses portes », a-t-il fait savoir dans son message, avant d’inviter les membres du comité à des échanges francs et constructifs, afin de consolider les acquis de la conservation et d’améliorer la gestion de l’aire protégée.

Prenant la parole, le préfet Soro Sana a inscrit cette session dans la continuité des travaux entamés le 20 mai dernier, insistant sur le rôle du CGL comme cadre de concertation entre l’État, les collectivités et les populations riveraines. « Ce comité est le lieu où l’État, les collectivités et les populations se parlent et construisent ensemble des réponses concrètes aux réalités du terrain », a-t-il souligné, invitant les participants à s’impliquer activement pour que des solutions concrètes émergent face aux défis du terrain.

Les échanges ont porté sur le bilan des activités du deuxième trimestre 2026 et les résultats de la surveillance du premier semestre. Les rapports présentés ont révélé des résultats encourageants, malgré des contraintes persistantes : pistes impraticables, personnel technique insuffisant et moyens logistiques limités. Les perspectives du troisième trimestre ont également été examinées pour consolider les efforts en cours.

Autre temps fort de la session : la présentation du nouveau mécanisme de mise en œuvre des microprojets destinés aux communautés riveraines. Porté par la Direction de zone Ouest de l’OIPR, ce dispositif prévoit une implication accrue des bénéficiaires, à travers une contribution propre de 5 % du coût des projets, afin de renforcer leur appropriation, d’assurer leur pérennité et d’orienter davantage les financements vers des projets collectifs générateurs de revenus.

Interrogé à l’issue des travaux, le colonel Assui Wa Kassi N’Guessan Dawy, chargé d’études représentant le directeur de Zone Ouest, a expliqué que cette réforme tire les leçons des précédents mécanismes de financement. « Nous avons voulu corriger les faiblesses des anciens mécanismes de financement pour que les projets soutenus durent réellement dans le temps », a-t-il indiqué. Pour lui, les populations riveraines ne sont pas de simples bénéficiaires, mais de véritables partenaires de la conservation. « Les riverains ne sont pas de simples bénéficiaires, ils sont nos véritables partenaires dans la conservation », a-t-il ajouté, les invitant à poursuivre leur collaboration avec les équipes de surveillance, notamment en signalant sans délai toute présence suspecte ou tentative de braconnage.

Côté conservation, les nouvelles sont rassurantes : aucune plantation illégale, aucune installation clandestine ni aucune activité d’orpaillage n’ont été constatées à l’intérieur du parc durant la période évaluée. Si le braconnage reste une vigilance de tous les instants, la mobilisation des agents et l’appui des communautés continuent de préserver l’intégrité écologique de cette aire protégée, candidate au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Au terme des discussions, plusieurs recommandations ont émergé : l’organisation d’une session délocalisée au cœur du parc, le renforcement des moyens humains et matériels des équipes de terrain, l’augmentation du budget du comité, le développement d’outils modernes de surveillance, et un encouragement aux populations à privilégier les projets communautaires pour élargir le nombre de villages bénéficiaires.

Clôturant les travaux, le préfet Soro Sana s’est félicité de la qualité des échanges, saluant le professionnalisme des équipes de l’OIPR et l’engagement des communautés riveraines, gage selon lui d’une préservation durable du Mont Sangbé. « Je salue le professionnalisme des équipes de l’OIPR et l’engagement sans faille des communautés riveraines ; c’est le gage d’une préservation durable de notre patrimoine », a-t-il déclaré en clôturant la session. Plus qu’une simple réunion statutaire, cette session confirme que la conservation de ce patrimoine naturel repose désormais sur une responsabilité pleinement partagée entre l’État et les populations locales.

Kindo Ousseny

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