Du 12 au 16 juillet 2026, l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR), en partenariat avec l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER), a organisé une session de formation au profit des Associations Villageoises de Conservation et de Développement (AVCD) de Mouroulé, Touoba, Gouané, Doh et Bonzo, riveraines du Parc National du Mont Sangbé (PNMS). Organisée en deux étapes, à Biankouma puis à Sifié, l’initiative a réuni dix représentants communautaires, (sept hommes et trois femmes), appelés à devenir de véritables relais de la conservation dans leurs localités.

Cette formation s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan d’Action Annuel 2026 du PNMS et traduit la volonté de l’OIPR de consolider la gestion participative des aires protégées. Pendant cinq jours, les participants ont été outillés sur la gouvernance associative, la gestion financière, la protection de la biodiversité, la lutte contre les activités illégales, la communication environnementale, la planification des microprojets communautaires, le genre et le développement des partenariats. Dispensés en français facile à travers exposés interactifs, travaux de groupe et mises en situation, ces enseignements ont favorisé une appropriation concrète des connaissances.
Pour le capitaine Sinayoko Yaya, chargé des mesures riveraines à la Direction de Zone Ouest de l’OIPR, cette formation répond à une ambition claire : renforcer les capacités des communautés pour qu’elles deviennent des actrices incontournables de la préservation du parc. « La conservation durable du Parc National du Mont Sangbé ne peut être efficace sans une participation active des populations riveraines. En renforçant les capacités des AVCD, nous leur donnons les moyens de mieux s’organiser, de conduire des initiatives locales de développement et de contribuer efficacement à la protection des ressources naturelles », a-t-il expliqué.

Il a précisé que les objectifs vont au-delà du simple transfert de connaissances : sensibiliser les communautés à l’importance écologique du parc, améliorer leurs compétences en gestion associative et financière, promouvoir les bonnes pratiques de gestion durable des ressources naturelles, et développer une synergie entre AVCD, autorités locales et partenaires techniques. « C’est cette coopération qui garantira une conservation durable, bénéfique aussi bien pour la biodiversité que pour les populations », a-t-il souligné.
Fait marquant : la délégation du village de Doh, entièrement composée de femmes. Leur forte implication dans les échanges sur le leadership, la gouvernance et l’inclusion sociale illustre les progrès réalisés en matière de promotion du genre dans les mécanismes communautaires de gestion des ressources naturelles. Une représentativité encouragée par l’OIPR.

À travers cette initiative, l’OIPR entend faire des AVCD de véritables interfaces entre villages riverains, gestionnaires du parc et partenaires au développement. Les membres formés seront désormais mieux préparés à conduire des campagnes de sensibilisation, suivre les microprojets communautaires, promouvoir les pratiques respectueuses de l’environnement et contribuer à la surveillance participative du massif face aux menaces telles que le braconnage ou l’exploitation illégale des ressources.
Au terme de la formation, les responsables de l’OIPR ont réaffirmé leur engagement à accompagner durablement les cinq AVCD à travers un suivi de proximité, un appui à leur formalisation juridique et le renforcement de leur mise en réseau, traduisant la conviction que la protection du Parc National du Mont Sangbé repose avant tout sur des communautés bien organisées, responsabilisées et pleinement engagées.
Kindo Ousseny
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