Dans l’amphithéâtre 2 de l’Université polytechnique de Man, ce sont d’abord les chiffres qui ont pris la parole. Pour la dixième édition des Journées de l’Excellence et du Mérite, l’institution a dressé le bilan de son année académique 2025-2026 : des taux de réussite en hausse, un encadrement resserré, des diplômés happés par le monde professionnel, et une nouvelle promotion de lauréats venue incarner cette réussite collective. La cérémonie s’est tenue sous le thème « Innovation technologique et ancrage industriel : l’Université polytechnique de Man, bâtisseur des talents de demain ».

Devant responsables universitaires, enseignants-chercheurs, partenaires, étudiants et invités, le Dr (MC) Ouattara Pétémanagnan Jean-Marie, 1er Vice-Président chargé de la Pédagogie et de la Vie universitaire, a égrené les indicateurs de l’année écoulée. Depuis son ouverture en février 2017, l’UP-Man a accueilli 4 151 étudiants, dont 25,69 % de filles. Rien que pour 2025-2026, 1 390 étudiants ont été inscrits, avec une représentativité féminine légèrement en progression, à 26,69 %. Côté encadrement, l’université peut compter sur 199 enseignants, (99 permanents et 100 vacataires issus du monde universitaire et professionnel), soit un ratio d’un enseignant pour 7 étudiants, très en deçà de la norme habituellement citée, fixée à 25.
Sur le plan académique, les chiffres confirment le travail accompli. Dans le cycle universitaire, le taux moyen de réussite s’établit à 52,71 % en Licence 1, 85,67 % en Licence 2, 60 % en Licence 3, 95,20 % en Master 1 et 99 % en Master 2. Du côté du cycle des écoles, les Classes préparatoires affichent un sans-faute avec 100 % de réussite, tandis que le concours d’entrée aux écoles d’ingénieurs enregistre 87,21 %. Une dynamique qui se prolonge dans les écoles d’ingénieurs elles-mêmes, avec 95,35 % de réussite en première année et 100 % en deuxième et troisième années.
La performance ne s’arrête pas aux murs du campus. Au cours de l’année 2025-2026, 28 étudiants des classes préparatoires ont décroché, sur concours, une place dans d’autres écoles d’ingénieurs nationales et internationales : 7 à l’INP-HB de Yamoussoukro, 11 dans les écoles de l’Université de San Pedro et 10 dans des écoles françaises. Au terme de l’exercice, l’UP-Man a formé 287 diplômés, dont 184 licenciés, 67 titulaires d’un master et 36 ingénieurs de conception.
Autre indicateur mis en avant, et non des moindres : l’insertion professionnelle. Plus de 60 % des nouveaux ingénieurs avaient déjà décroché leur premier emploi trois mois seulement après la fin de leur cursus. Depuis sa création, l’établissement totalise désormais 2 121 diplômés (1 449 en Licence, 470 en Master et 202 ingénieurs de conception), dont plus de 80 % trouvent une place sur le marché de l’emploi dans les six mois suivant l’obtention du diplôme, au sein d’entreprises et institutions nationales et internationales citées lors de la cérémonie.
C’est dans ce contexte que les meilleurs étudiants de chaque filière et de chaque cycle ; des Licences 1 aux Masters, en passant par les cycles ingénieurs, ont été distingués. Mais un nom a particulièrement retenu l’attention : celui d’Ogou Prince Othniel. Titulaire d’un master, il a raflé le Super Prix Téné Birahima Ouattara, qui récompense le meilleur des meilleurs, avec une moyenne de 16,38/20. Visiblement ému par cette consécration, le lauréat a appelé ses camarades à la persévérance, à garder confiance en eux et à ne jamais baisser les bras face aux difficultés.
Chez les jeunes femmes, la distinction est revenue à Silué Maïmouna Désiré, ingénieure en troisième année, qui a reçu le Prix d’excellence de la meilleure jeune fille scientifique avec une moyenne de 16,19/20. Pour la lauréate, cette reconnaissance couronne un travail acharné. Elle a invité ses camarades à donner du sens à leur parcours, à rester concentrés sur leurs objectifs et à cultiver la détermination.
Au-delà des trophées, cette dixième édition aura surtout mis en lumière une institution qui entend faire de l’excellence académique un véritable levier d’employabilité et de rapprochement avec le monde industriel. Le président de l’Université polytechnique de Man, le Professeur Coulibaly Lacina, a toutefois tenu à rappeler que cette dynamique reste confrontée à des défis, notamment en matière d’infrastructures et de financement. Il a néanmoins relevé que plusieurs diplômés sont d’ores et déjà sollicités par des entreprises. La preuve, selon lui, que le lien entre formation et besoins du marché commence à porter ses fruits.
À l’Université polytechnique de Man, la célébration de l’excellence a donné à voir, chiffres à l’appui, le parcours d’une institution qui, en moins d’une décennie, revendique 2 121 diplômés, des taux de réussite élevés à travers plusieurs cycles, et une insertion rapide d’une large part de ses ingénieurs. Avec Ogou Prince Othniel et Silué Maïmouna Désiré comme figures de proue de l’année académique 2025-2026, l’UP-Man replace, une fois de plus, le mérite étudiant au cœur de sa mission : former des compétences capables de répondre aux défis technologiques et industriels de demain.
Kindo Ousseny
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