Man / Suppression des frais complémentaires dans écoles privées laïcs et confessionnelles : Une pétition lancée dans le Tonkpi

Temps de lecture : 2 minutes

Le réseau Ivoirien pour la promotion de l’Éducation pour tous (Rip-Ept), Organisation de la société civile regroupant des entités actives en Éducation (Parents d’élèves, ONG de terrain, Chercheurs, syndicats, activistes des droits de l’homme et des médias), a décidé d’engager la lutte contre les frais complémentaires imposés aux parents d’élèves dans les établissements privés laïcs et confessionnels de Côte d’Ivoire.

A cet effet, une pétition  est initiée pour recueillir la position des populations relativement à la suppression des frais complémentaires. Des frais exigés aux parents des élèves affectés par l’État dans lesdits établissements. Selon Yélé Franck, le président du comité régional du Rip-Ept, cette activité qui a démarré ce samedi 20 avril 2019 à Man va se poursuivre jusqu’au 15 mai 2019. « Il s’agira durant cette période de sensibiliser les populations des cinq départements du Tonkpi sur les normes pertinentes sur le droit à l’éducation ; expliquer aux populations la notion de frais complémentaires telle que contenu dans l’arrêté N°0059/MEN/CAB/SAPEP du 29 avril 2008 et enfin recueillir au moins six millions de signatures des pétitionnaires », a expliqué Yélé Franck au cours d’une conférence de presse qu’il a animé ce samedi 20 avril au Centre d’excellence des femmes de Man. 

Pour le réseau Ivoirien pour la promotion de l’Éducation pour tous, le ministre de l’éducation national d’alors en prenant l’arrêté N°0059/MEN/CAB/SAPEP en 2008 a violé tous les textes préexistant à commencer par la norme suprême à savoir, la constitution de 2000 et celle de 2016. 

Cet arrêté, soutient-il, instaure par la même occasion une injustice à l’égard des enfants qui du fait de l’insuffisance de place dans les établissements publics ont été affectés par l’État de Côte d’Ivoire dans les établissements privés laïcs ou confessionnels.  « Une telle situation constitue un véritable obstacle à la politique de scolarisation obligatoire voulue et instaurée par la Président de la république ne peut que contraindre la société civile à une dénonciation et à des actions en vue d’une suppression des articles de l’arrêté N°0059/MEN/CAB/SAPEP su 29 avril 2008 relatifs aux frais annexes et complémentaires », a-t-il martelé.

Franck Yélé et ses camarades plaident pour le respect de la convention entre l’Etat et les établissements d’enseignement privés laïcs du 20 février 1992 qui stipule « sans aucune ambiguïté » en son article 25 que « les élèves affectés par l’Etat dans l’enseignement privé sont soumis aux mêmes règles de scolarité et de discipline que les élèves de l’enseignement public. Les élèves affectés par le ministère de l’Education national son en charge de l’Etat ».

Kindo Ousseny 

Loading

Partager, c'est aimer!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *