Tonkpi/ Lutte contre les décès maternels : L’ONG Sainte Philomène de l’Espérance dévoile les résultats de son étude

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L’Organisation non gouvernementale Sainte Philomène de l’espérance a initié un atelier de validation de son rapport sur l’enquête de santé de la sexualité et les facteurs associés aux décès maternels dans les régions du Tonkpi et du Guémon à l’ouest de la Côte d’Ivoire. Cet atelier s’inscrit dans le cadre de ses activités de promotion de la santé sexuelle reproductive et de la lutte contre la mortalité maternelle.

Selon Irène Capet, présidente de l’Ong Sainte Philomène de l’espérance (OSPE), l’étude initiée par sa structure révèle un constat peu reluisant dans les deux régions de l’ouest du pays. « Dans  notre région c’est un triste constat parce que le taux de mortalité lié à l’avortement est aussi élevé. Près de 79% des personnes ciblées par notre étude procèdent à l’avortement et meurent pendant la grossesse », a-t-elle indiqué. Elle a aussi précisé que c’est généralement dans les foyers monogamiques qu’il y a le taux d’avortement le plus élevé contrairement aux foyers polygamiques avec un taux de seulement 4%.

L’étude souligne que les jeunes sont très précoces dans la sexualité. « L’âge minimal est de 17 ans », a-t-elle soutenu.

Un constat qui amène à réfléchir et à proposer des recommandations. Notamment le vote  d’une loi sur la santé sexuelle  reproductive par l’assemblée nationale de Côte d’Ivoire.

« Je recommande à l’État de faire adopter cette loi sur la santé de reproduction pour mettre un terme à l’illégalité dans laquelle certains exercent dans le pays.  La Côte d’ivoire apparaît comme le seul pays à ne pas avoir de loi sur la santé reproductive et de la planification familiale, malgré son engagement dans le protocole de Maputo », a-t-elle souligné.

L’implication des chefs de famille dans l’usage des mesures contraceptives a été recommandée afin que les avortements se fassent conformément au protocole de Maputo et surtout accepter les femmes soient associées aux décisions de quand elles peuvent avoir un enfant, et ce avec l’application d’une bonne planification familiale.

Au cours de l’atelier, les participants ont validé à l’unanimité le rapport de l’enquête de santé sur la sexualité et les facteurs associés aux décès maternels à l’ouest de la Côte d’Ivoire. Et ce après plusieurs observations et recommandations.

Rappelons que l’étude recommandée par l’OSPE a été réalisée avec le concours de la direction régionale de l’Institut nationale de la statistique et d’une consultante experte en genre et violence basée sur le genre avec l’appui financier de Amplifychange, partenaire financier du projet.

Kindo Ousseny

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