Meurtre d’une institutrice avec son fils à Gbatongouin : Les organisations féminines de la société civile crient leur indignation

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Le Consortium des organisations de la société civile féminines de Côte d’Ivoire a produit une déclaration au cours d’un point presse au centre d’excellence des femmes pour exprimer son indignation face à l’assassinat de l’institutrice et son fils à Gbatongouin. Cette délation où les femmes appellent à la tolérance zéro face à ce crime crapuleux a été lue par la déléguée régionale et porte-parole de cette structure Vahi Valérie épouse Bih.

« Nous, membres engagés de la société civile ivoirienne, exprimons notre profonde indignation face à l’assassinat brutal et Odieux d’une institutrice et de son fils de 7ans.La victime et son enfant ont été égorgés à son domicile dans le village de Gbatongouin à 15 km de MAN » a-t-elle déploré.

Pour elle, cet acte crapuleux s’inscrit malheureusement dans une série de meurtres et de viols ciblant les enseignantes ces trois dernières années en Côte d’Ivoire.

« Cette vague de violence contre des fonctionnaires d’État, en particulier les enseignantes, souligne la croissante insécurité qui les entoure dans l’exercice de leur noble mission éducative. Ces attaques ne peuvent être tolérées, et il est impératif que des mesures immédiates et efficaces soient prises pour garantir la sécurité de cette frange importante de notre société éducative membres essentiels de notre société », a indiqué la porte-parole du consortium.

Les femmes appellent par ailleurs, le gouvernement ivoirien à agir de manière conséquente en prenant les mesures suivantes visant à renforcer les mesures de sécurité à travers une augmentation significative des dispositifs de sécurité dans et autour des établissements scolaires, ainsi que la mise en place de patrouilles régulières pour dissuader les actes criminels.

Le consortium invite le gouvernement à une investigation approfondie tout en menant une enquête approfondie et transparente sur les circonstances entourant ces tragédies, avec des sanctions sévères pour les coupables. L’impunité ne peut être tolérée.

« Nous encourageons la mise en place de programmes de sensibilisation dans les écoles et les communautés pour promouvoir le respect des enseignantes et sensibiliser sur les conséquences graves des violences à leur encontre » a lancé Vahi Valérie épouse Bih. Elles appellent à la fourniture de soutien psychologique adéquat pour les enseignantes affectées par ces événements traumatisants.

« En tant que défenseuse des droits de l’homme, de la femme et de l’enfant, la société civile s’engage à travailler en collaboration avec le gouvernement pour éradiquer ces violences odieuses et garantir un environnement sûr et propice à l’éducation, pilier fondamental de notre société », a-t-elle conclu.Rappelons que le principal suspect dans le double meurtre le sieur Goré Bi André Bla Mohamed est toujours en cavale et activement recherché par les forces de la gendarmerie et de la police nationale.

Kindo Ousseny à Man

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