Tonkpi/ Assassinat de l’institutrice et son fils à Gbatongouin : Le couple meurtrier rapatrié ce lundi à Man

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Sauf changement de dernière minute, le couple funeste qui a lâchement ôté la vie à l’institutrice Kéké Loyo Cristelle Flavie et son fils Kouassi Moyé Samuel sera rapatrié ce lundi 4 décembre à Man pour répondre de ses actes devant le tribunal de première instance. Leur complice Gueu Tiémoko alias Ramté soupçonné d’avoir égorgé les corps sans vie a lui aussi été interpellé et mis sous les verrous à la direction de la police criminelle de Man.

C’est ce lundi 4 décembre 2023 que la Direction de la police criminelle va procéder au rapatriement des deux principaux suspects dans le meurtre de l’institutrice de de son fils de 7 ans. Mis aux arrêts  à Abobo belle-ville le mercredi 29 novembre par la direction de la police criminelle du commissariat du 34ème arrondissement d’Abobo Baoulé, le couple Goré Bi Donan Bla Mohamed et Christelle Tiémoko sont vite passés aux aveux. Même si la seconde cité tente de tronquer les faits, elle n’arrive pas à nier sa présence et son implication directe dans les faits de meurtre. Etant donné que selon ses propos, et des témoignages recueillis sur place à Gbatongouin, c’est elle qui est allé chercher le garçon de 7 ans qui jouait avec ses camarades qu’elle soupçonnait d’être capable de les dénoncer pour le livrer à son copain pour qu’il lui ôte la vie.

Pour sa part, la brigade ville de la gendarmerie de Man a auditionné plusieurs témoins et dispose d’éléments de preuves accablants qui prouvent la forte implication des deux individus dans le meurtre.

Pendant leurs aveux à la police criminelle d’Abidjan, ils ont  cité un troisième complice surnommé Ramté, Gueu Roméo à l’état civil. Et c’est le commissaire N’da Ahoussi Martin chef du service régional de la police criminelle de Man et ses hommes qui sont allés le chercher dans sa cachette à Kiélé à environ 25 kilomètres de Man.

Auditionné, lui aussi nie son implication dans le double meurtre. « C’est seulement le dimanche que j’ai vu Goré Bih après qu’il ait commis son crime crapuleux », déclare-t-il à la police. Il rejette aussi les allégations de Goré Bi Bla, selon lesquelles c’est lui qui aurait récupéré le poste téléviseur de la victime. Il rejette aussi cette accusation. Il se trouve également que celui qui a acheté le poste téléviseur l’a acheté dans les mains de Goré Bi, croyant que l’appareil lui appartenait vraiment. Etant donné que le tueur d’institutrice lui a fait croire qu’il a eu une opportunité professionnelle et qu’il devrait quitter Man. Avec l’évolution des choses, dès lundi, ce dernier qui a acheté le poste téléviseur à 50000 francs avec le sieur Goré Bi en deux tons soit 12000 francs comme premier versement et 38000 francs comme second versement s’est rendu à la brigade ville de Man pour s’expliquer et remettre cette pièce à conviction au commandant de la brigade ville de la gendarmerie.

Le sieur Goré Bi selon une source policière, après son forfait a transité par le quartier Campus de Man avant de se retrouver le lundi 20 novembre dans l’après-midi à Daloa puis Séguéla le mardi 21 novembre où résiderait sa mère qui est inspecteur de l’enseignement primaire et préscolaire à la retraite. Dans la capitale régionale du Worodougou, il est rentré en contact avec quelqu’un qui se trouve être son frère. Ce dernier une fois interpellé a contribué à sa localisation en donnant des informations utiles à la police. Il a quitté Séguéla à 4 heures du matin pour se retrouver à Abidjan à Adjahui dans la commune de Port-Bouët  puis Bingerville avant de se retrouver à Abobo Belleville. C’est grâce au traçage de son téléphone portable que la police a pu mettre fin à la cavale du sadique Goré Bi Donan Bla. Il en est de même pour sa compagne dont le père a coopéré avec la gendarmerie nationale et la police pour faciliter son interpellation.  

L’aboutissement de cette enquête témoigne de l’efficacité des forces de police et de gendarmerie ivoirienne dans la recherche des grands criminels.

Kindo Ousseny à Man 

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