Man/ La nouvelle réforme de l’exploitation forestière présentée

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La direction régionale des eaux et forêts du Tonkpi a initié le jeudi 30 novembre dernier une cérémonie de présentation du la nouvelle réforme de l’exploitation forestière en Côte d’Ivoire.  Cette réforme selon le Directeur régional des eaux et forêts, le Colonel Djan Yapo  attribue la propriété de l’arbre aux propriétaires terriens. Les périmètres d’exploitations forestières en dessous du 8ème  appareille vont bientôt disparaître.

Il a été question ce jeudi pour le colonel Djan Yapo , Directeur régional des eaux et forêts du Tonkpi d’expliquer aux acteurs de l’exploitation forestière et les leaders communautaires de Man les nouvelles réformes de l’exploitation forestière en Côte d’Ivoire. « Depuis le nouveau code forestier de 2019, la propriété de l’arbre a été concédée aux paysans. Selon l’article 27 de la loi portant  code forestier en Côte d’Ivoire, désormais, sont propriétaires de parcelle, de forêt, et d’arbres, tous ceux qui sont propriétaires terriens, notamment ceux qui ont les titres de propriété, le certificat foncier », a indiqué l’officier supérieur des eaux et forêts.

Il a souligné que l’exploitation forestière ne se fera plus comme auparavant.  «  Cela suppose conformément à la loi qui concède la propriété de l’arbre au paysan, il est important qu’avant d’accéder aux ressources, l’exploitant forestier puisse s’adresser désormais au paysan qui en est le propriétaire. Et là l’Etat accompagne tout ce processus à travers ce qu’on appelle le Contrat qui lie l’exploitant forestier et le paysan.

Le colonel Djan Yapo a assuré les populations de ce que les forêts sacrées sont désormais protégées par l’Etat avant d’attirer l’attention de celles-ci sur l’état de dégradation très avancée des forêts. Et il est important de prendre toutes les mesures idoines à l’effet de reconstituer le couvert forestier. « Dans la région du Tonkpi, pour l’instant, nous avons encore quelques couvertures forestières du fait du relief accidenté. Mais malheureusement avec l’avènement du sciage à façon, ces flancs de montagnes, ces reliefs accidentés sont en train d’être dégradés, et la ressource est en train de s’amenuiser au niveau de la région. Des initiatives sont prises pour reconstituer le couvert forestier.

« Vu la dégradation des forêts, il est important que nous puissions associer tous les acteurs dans la reconstitution du couvert forestier. L’objet de la politique de préservation et de réhabilitation   et d’extension de forêt vise à l’horizon 2030 de reconstituer 20% de couverture forestière. En 2021 nous étions à  9,2% de couverture forestière et je me demande si en 2023 cela doit être encore en régression. Il est important que l’ensemble des acteurs, y compris les paysans, puissent contribuer à la restauration à travers ce que nous l’Agroforesterie », a expliqué le colonel Djan Yapo.  Cette approche consiste, selon le Directeur régional des eaux et forêts à planter quelques arbres au sein des plantations agricoles. « Et ce n’est pas n’importe quelle essence que nous plantons. Nous faisons en sorte de mettre à la disposition des paysans, des  essences fruitières qui peuvent leur permettre non seulement d’être comestibles, mais également de contribuer à restaurer le couvert végétal. Ces essences sont gracieusement mises à la disposition des bénéficiaires, avec l’appui du conseil café cacao », a soutenu le commis de l’Etat.

Le colonel Djan Yapo a saisi l’occasion pour sensibiliser la population sur les dangers liés au concassage des pierres et les constructions de maisons sur les flancs des montagnes.

Le sous-préfet de Man Dela Bernard Assamoi, représentant Le préfet de la région du Tonkpi, a félicité la direction régionale des eaux et forêts pour cette initiative qui vient à point nommé en cette période où le changement climatique fait l’actualité.

Pour sa part, le quatrième adjoint au maire Fofana Yakaridja, représentant le premier magistrat de la commune de Man a exhorté la population à une prise de conscience face aux occupations anarchiques des flancs de montagnes et aux conséquences néfastes de la dégradation avancée des forêts.

Kindo Ousseny à Man

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